chromosomes.jpg


Depuis quelques temps je me rends compte un peu plus chaque jour que je suis assez éloignée de la femme type. Non rassure toi, je n'ai pas un trop plein de testostérone, enfin pas à ce que je sache. Pas de poils surnuméraires, de pomme d'Adam ou autre détail anatomique suspect. Non. C'est de mon tempérament que je te cause.

 

 

Premier indice, mes lacunes en instinct maternel bien sûr, je ne pouvais pas ne pas commencer par là. Parce que outre le fait que je n'ai pas encore acquis tous les chapitres du comment bien faire, mon bouquin personnel comprend aussi la part masculine de la chose : le manque de patience aux moments opportuns, et le besoin vital d'aller voir ailleurs si j'y suis assez régulièrement. Et oui. Très vite chez nous ce n'est pas Monsieur qui a eu le besoin impérieux de retrouver ses potes pour boire une bonne bière. Non, c'est Madame qui a eu une urgence, allez chez le coiffeur, faire les magasins, courir dehors et appeler une âme compatissante pour s’apitoyer sur son sort – tu remarqueras que les activités restent bien féminines, tout n'est pas perdu !



Deuxième indice, je parle plus souvent de mes enfants quand ils m'exaspèrent que quand ils m'attendrissent. Il paraîtrait que c'est une pratique courante chez la majorité des pères allemands qui ne verraient que les aspects négatifs de la mise au monde d'un minimoy. Alors que ce soit clair, je n'ai rien d'un deutscher vater, mes enfants ni je les regrette, ni je les déteste. Simplement, je sais pas pourquoi, quand j'en parle c'est rarement en premier lieu pour en faire l'éloge. T'as qu'à lire les billets qui parlent d'eux pour te faire une idée. Et pourtant je les kiffe mes lardons !



Troisième indice, c'est toujours moi qui suis à l'origine et demandeuse de week-end ou de sorties en amoureux. D'ailleurs là il va falloir qu'on s'en fasse une fissa, sinon je ne réponds plus de rien ! Et en attendant que GrandHomme soit dispo, je m'organise aussi des sorties en solo. Enfin sans lui quoi. Mais avec d'autres gens. Pour garder un minimum de vie sociale. De temps en temps. Parce que je suis comme ça moi, j'ai besoin de voir un peu de monde. Parfois. D'ailleurs c'est plutôt rare que je me retrouve seule un we avec les enfants, alors que l'inverse arrive relativement souvent. Ce qui fait que je culpabilise. Enfin un peu. Mais pas trop non plus. Parce que GrandHomme il n'y voit rien à redire. Ça a même l'air de bien leur plaire à tous les 3 quand je suis pas là. Les salauds.



Dernier indice, et pas des moindres, mon fils. Il paraîtrait que les petits garçons sont amoureux de leur maman. Qu'ils ne la quittent pas des yeux et encore moins d'une semelle, qu'ils sont vraiment tristes quand elle doit s'éloigner ne serait-ce que quelques minutes. Bonhomme n'a pas du bien comprendre qui était sa maman alors. Parce que ce comportement là, il l'a bien, mais avec son père. Exclusivement. Je te laisse deviner dans quel état je suis quand la chair de ma chair hurle pour partir chercher le pain avec son père plutôt que de passer 10 minutes en tête à tête avec moi...



Alors, à ton avis, je devrais faire des tests génétiques pour vérifier qu'il n'y a pas un Y qui traîne quelque part ? 


 

 

 
Retour à l'accueil