Suite du billet précédent consacré à l’accomplissement de ma résolution number One.

 

Intéressons-nous maintenant à la résolution number Two : en découdre avec ma légendaire culpabilité maternelle.


Pour ce qui est de mon rôle de maman, là aussi les pistes que j’explore font leur chemin. Je parle davantage des difficultés rencontrées, je fais face à mes démons. Et là encore, je sens que j’avance. C’est un tout en fait. Puisque je me sens mieux dans ma tête et dans mon corps, forcément je suis plus d’attaque pour affronter les épreuves du quotidien. Je ne dis pas qu’il n’y a plus de cris à la maison – surtout durant cette période de vacances à peine terminée – mais il y a vraiment de l'amélioration.


seeveeaar / Foter / CC BY-ND

 

Et puis, une porte en ouvrant une autre, grâce aux rencontres Parents 2.0 (oui, encore elles) j’ai pu voir que je n’étais pas la seule à galérer. Bien sûr je lisais souvent des billets d’autres blogueuses dans mon cas, mais de les rencontrer en vrai, d’en discuter avec des professionnels qui proposent des solutions, ça aide. On se sent soutenu, on s’encourage mutuellement. Et on découvre que la pression que se mettent les mères peut aussi avoir pour origine l’évolution de la société. C’est la sociologue Delphine Keppens et sa conf-atelier Qui sont les parents d'aujourd'hui ? qui m’a aidé à mettre le doigt dessus. Et de savoir que ces difficultés rencontrées ne viennent pas que de moi, qu’elles sont aussi véhiculées par l’extérieur, par les politiques, par nos modes de vie, ça aide grandement à prendre du recul et à faire descendre d’un échelon le sentiment de culpabilité.


Parmi les solutions à nos statuts de parents isolés (la famille étant loin par exemple), la notion d’alloparents est aussi quelque chose qui a fait écho durant ces rencontres. Il s’agit ni plus ni moins d’oser demander de l’aide dans son entourage proche (voisins, amis, parents d’élèves) histoire de lever le pied de temps en temps. Tout en rendant la pareille, sous une forme ou une autre. Ça me donne aussi des idées sur comment venir en soutien aux tous nouveaux parents. Donner un coup de main pour le linge ou les repas par exemple, quoi de plus apprécié lorsqu’on est déjà bien occupé par un nouveau-né ?

 

Dans un autre registre, j’ai découvert différents blogs qui parlent de la communication non violente (CNV). C’est une méthode sur laquelle j’ai déjà eu l’occasion de lire des ouvrages (Parents efficaces de Gordon, entre autres) et qui me parle, mais que j’ai réellement du mal à mettre en place. D’autant plus que GrandHomme n’est pas forcément réceptif au concept et que je me sens bien souvent seule devant la tâche à accomplir. Mais en parcourant le blog S comm C, j’ai mis le doigt sur une pépite. Cette coach en parentalité, rencontrée je te laisse deviner où, parle de sa vie familiale et des outils qu’elle met en place avec ses enfants, dans des cas très concrets. Là c’est une vraie révélation. En deux jours, j’ai déjà réussi à mettre deux astuces en place, et à débloquer des situations où, d’habitude, je finissais par crier et punir. Il faut dire que cette maman fonctionne un peu comme moi, monte dans les tours en deux temps trois mouvements. Alors forcément, de voir qu’elle, elle arrive à maîtriser la situation, ça donne envie d’essayer. Je t’en reparlerai sans doute plus tard, mais si tu es intéressé, file sur son blog qui donne toutes sortes de recettes (moi-même il me reste beaucoup de choses à y apprendre, il est déjà dans mes favoris).

 

Dans un registre un peu plus scientifique, j’ai décidé de collaborer au blog collectif des Vendredi Intellos. Il s’agit de partir d’une publication qui traite du domaine de l’enfance, et d’en faire un billet. L’idée est pour moi de continuer à prendre du recul sur mes ressentis de maman, de mettre des mots et des maux sur les émotions de mes enfants. Et surtout de trouver des solutions qui nous conviennent à tous pour tendre vers une famille épanouie, si tant est qu’elle puisse l’être davantage qu’aujourd’hui.

 

Enfin, histoire de ne pas rester sur mes acquis, de partager davantage aussi et de se soutenir dans nos déboires, je vais aussi essayer de rencontrer régulièrement d’autres mamans. Des après-midis de discussion entre mères qui gèrent comme elles peuvent, autour d’un café et au milieu de nos enfants qui apprennent à jouer ensemble, voilà le programme. Et ça va démarrer bientôt, n’est-ce pas Madame Sioux ?

 


Avec tout ça, si on ne tend pas vers l’amélioration, je ne sais pas comment on peut faire ! Mais je suis confiante, les choses bougent, je le vois et mes proches aussi. Alors même dans les moments délicats où j’ai juste envie de craquer quand mes loupiots décident de s’y mettre à deux pour jouer avec mes nerfs, je respire un bon coup, je pense à toutes ces choses positives qui m’attendent et j’agis au mieux.

Et quel plaisir de réussir enfin à jouer tous ensemble (vive le Uno !) ou de les voir, complices, construire ensemble une ferme en kapla, playmobiles et légo (oui, ici tout le monde cohabitent) sans finir systématiquement en disputes.

Passer moins de temps à régenter et plus de temps à partager ou simplement regarder et écouter, voir ma fille raconter des histoires à son frère, entendre mon fils chanter des chansons, c’est ça qui fait mon bonheur.

 


Et toi, une quête à nous faire partager ?


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