Aujourd'hui, j'aurais du entendre le réveil d'une oreille, et me rendormir paisiblement pour un nombre d'heures indéfini. J'aurais du savourer un petit-déjeuner tranquillement, en ne me souciant que du temps qu'il faisait. J'aurais pu décider, selon l'humeur, d'aller profiter des soldes ou de me lancer dans une partie de ménage endiablée, encouragée par ma musique préférée. A moins que la farniente ne m'ait imposée de traîner au soleil entre un café et un bouquin entamé.

 

 

Aujourd'hui j'aurais du aller faire quelques courses en prévision des soirées qui nous attendaient, mon amoureux et moi. Je me serais laissé tenter par des mets exotiques, ceux qui ne ravissent pas le palais de nos chères têtes blondes mais font le bonheur de leurs parents.

 

Aujourd'hui je serais peut-être allée au ciné, ou alors j'aurais regardé le programme pour une sortie demain, voire le jour suivant. J'aurais choisi un film bien émouvant, comme je les aime, et j'aurais pris soin de garder un paquet de mouchoirs tout prêt de moi.

 

Aujourd'hui nous aurions eu une longue soirée rien qu'à nous. Nous aurions pris le temps d'un apéro, de discuter sans s'interrompre. Nous aurions laisser passer l'heure et dîner plus tard qu'à l'accoutumé.

 

Aujourd'hui j'aurais du avoir le cœur léger, l'esprit en vacances, les neurones au chômage.

 

 

Aujourd'hui mes petits auraient du s'éveiller à la campagne, auprès de leurs grands-parents chéris, à une heure plus que raisonnable. Levés en pleine forme, le sourire accroché aux oreilles, les yeux pétillants de bonheur, parés pour une première vraie journée de vacances au grand air. Ils auraient abreuvé leurs hôtes de paroles ininterrompues et se seraient coupé mille et une fois la paroles pour raconter leur extraordinaires aventures aux oreilles attentives qui traînaient.

 

Aujourd'hui ils seraient allés faire un tour de tracteur, pas par nécessité, mais juste pour leur plus grand plaisir, partagé avec Papy. Ils auraient joué avec leurs cousins et courus chercher fraises et framboises dans le potager de Mamy. Ils auraient partagé des coloriages et des histoires, sans même penser à réclamer un seul dessin animé. Ils n'auraient pas rechigner à laver leurs dents et leurs frimousse, ni même à dévorer les bons légumes mitonnés avec amour.

 

Aujourd'hui ils auraient du avoir le cœur léger, l'esprit en vacances, les neurones au chômage.

 

 

Une journée tant attendue par chacun d'entre nous, depuis quelques semaines déjà, qui devait être le début de leurs vacances bien méritées, et une parenthèse récupératrice pour tous, parents et enfants.

 

 

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Finalement le réveil a sonné mais je n'ai pas eu l'occasion de l'ignorer. Je me suis levée la gueule enfarinée, et face aux dégâts dans la glace constatés, j'ai décidé qu'il n'était pas raisonnable de m'obstiner à aller bosser. D'autant plus qu'un jour de congé était posé et qu'il ne me serait peut-être pas remboursé.

 

Finalement les enfants ont du se lever à une heure beaucoup plus avancée. Les sourires avaient muté en une mimique fatiguée. Ils n'ont pas pu profiter des moments de répit pourtant promis la semaine passée. Ils ont gardé leur rythme d'écolier, un peu poussés par une maman bien fatiguée. Ils ont été déposé chez SuperNounou pour y passer une journée sûrement différente de celle imaginée, mais certainement pleine d'insouciance et de vitalité.

 

 

Finalement je vais devoir remplir mon frigo quasiment vidé, en pensant au petits ventres sur pattes qui dès ce soir vont réclamer. Je vais aussi tenter de mettre à profit cette journée pour me refaire une petite santé. Mon corps me mets au pied du mur, il faut vraiment me reposer. Le ménage attendra, il faut me requinquer.

 

 

Finalement je dois tirer un trait sur les deux jours à venir où j'avais prévu de ne m'occuper que de moi et de mes envies si longtemps négligées. Nous serons trois à amuser, et compte tenu de l'épuisement accumulé par cette fin d'année, il nous faudra une patience décuplée. Espérons que l'été saura nous inspirer...

 

 

Finalement j'ai le cœur moins léger, l'esprit un peu plombé, et les neurones trop agités. Mais haut les cœurs, cette parenthèse enchantée, ne devrait pas être annulée, seulement écourtée et d'une semaine repoussée (à se répéter, le doigts bien croisés).

 

 

 

Et toi, des expériences de trêve avortée à faire partager ?


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