Avant d'ouvrir ce blog, l'écriture était déjà une bonne thérapie pour moi. Il m'est souvent arrivé de laisser mes mains courir sur le clavier pour exprimer ce que je n'arrivais pas à faire autrement.

 

J'ai remis la main sur un moment comme ça, empreint de doutes et de mal-être. On y retrouve des réflexions que j'ai déjà évoquées ici, à la différence que cette fois elles ont été écrites sur le vif, à chaud. 

 

 

Août 2009

Voilà bien longtemps que je n'ai pas pris le PC pour y étaler mes états d'âme, mais là j'en ai vraiment besoin.

 

J'espère vraiment que de coucher sur le papier tout ce qui me trotte dans la tête va m'aider, parce que là je sature. L'impression de tourner en rond, de pas m'en sortir, ça me saoule.

 

Est-ce que c'est un nouveau baby blues lié à la fatigue accumulée ces 4 derniers mois ? J'en sais rien, et de mettre un nom dessus ne m'aidera pas vraiment, donc on s'en fout.

 

Par où commencer ? Choupette d'abord. Ce matin elle m'a fait une colère comme jamais, à coup de cris sur-aigus et de coups de pieds dans tous les sens. Heureusement qu'elle était attachée dans son siège de voiture, sinon elle aurait tout cassé. La raison ? Une histoire de bracelet qu'elle voulait laisser à la maison plutôt que dans la voiture, et comme j'étais en retard, je ne l'ai pas laissé faire. En même temps ce n'est pas une raison valable à mon sens. Bref, je n'ai pas essayé de la calmer ni de la punir direct, je l'ai laissée crier (les gens dans la rue se retournaient sur notre passage alors que les vitres étaient fermées !!). Je lui ai dit que ce n'était pas joli de se mettre dans cet état, surtout pour une grande fille qui allait bientôt aller à l'école. Impact nul ! Je l'ai menacé de punition, de la mettre sous la douche ce qui l'a calmé 2 minutes (elle m'a même demandé sous quelle douche !) puis elle est repartie de plus belle. En arrivant chez sa nounou, j'ai voulu la mettre au coin, mais sa réaction était tellement démesurée et je ne croyais tellement pas en ce que je disais que j'ai laissé tombé. A peine descendue de voiture elle est venue me faire un gros câlin, sous les yeux de SuperNounou qui ne devait pas comprendre grand chose à la situation, elle qui la voit comme « son rayon de soleil », toujours souriante et agréable. Ben oui, parce que les colères elle me les réserve à moi surtout la coquine.


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Mon problème c'est que ces colères à répétitions, plus ça va et plus je les prends comme l'expression d'un mal-être. Alors j'essaye de lui parler à ma Choupette, de lui faire dire ce qui ne va pas, mais rien ne sort de sa bouche. Et moi je ne sais pas exactement ce qu'il en ai. J'ai des hypothèses bien sûr : l'arrivée de Bonhomme, le trop peu de temps que j'accorde à Choupette, les changements du moments avec la fin des vacances, le retour chez nounou puis bientôt la rentrée et un partage du temps entre chez nounou et à la maison. Y a-t-il un peu de tout ça, ou bien est-ce simplement la réaction normale d'une enfant de 3 ans ? Partagée entre toutes ces possibilités je ne sais plus comment m'y prendre. Je me sens débordée, et je suis trop fatiguée pour trouver la patience nécessaire à chaque fois. Sauf que voilà, j'ai peur de faire des erreurs qui portent à conséquence, qu'elle se renferme ou dérive vers de plus en plus de colères. Il faut dire que c'est de plus en plus fort ces derniers temps. Après 2 semaines de vacances où on a tous bien profité et où le climat était plus serein, à peine arrivés à la maison voilà le retour des colères, de la désobéissance et de l'insolence.

 


 

Je me demande aussi si la source de tout cela ce n'est pas moi ?? Ben oui, c'est toujours la faute de la mère non ? Non mais sans rire, je ne suis pas totalement à l'aise dans mes baskets de maman, j'ai toujours l'impression de faire mal ou en tous cas pas super bien. Je ne cherche pas à être une mère parfaite, pour ça il y aurait du boulot, mais je voudrais faire au mieux, et je me sens bien souvent très loin du compte.

 

Puisque j'en suis à parler de moi, autant aller au fond des choses et écrire une bonne fois pour toutes ce que je n'arrive pas à exprimer autrement : je crois que pour être la maman que je voudrais être, il faudrait que j'arrive à m'occuper un peu moins de ma petite personne, de mon nombril. J'ai l'impression d'avoir un grand besoin de temps pour moi, plus que la normale, et ça au détriment de mes enfants. Il y a un énorme décalage entre la mère que je voudrais être et celle que je suis vraiment. Dans l'idéal je voudrais passer beaucoup de temps à jouer avec mes enfants, à les câliner, leur raconter des histoires. Mais dans les faits, quand moi je suis disponible, il se trouve que Choupette ne l'est pas autant que moi. Ou alors elle ne se satisfait pas de ce que je lui propose et le jeu se termine en frustration générale ! Et puis je me rends compte que c'est plus fort que moi, j'ai vraiment besoin de temps pour moi afin d'être ouverte aux autres. Mais j'ai l'impression de ne pas être juste dans mon partage du temps, genre 60% pour moi alors qu'il vaudrait mieux 30% (oui, la matheuse revient en force !).

 

Je n'ai jamais osé l'avouer à quiconque, mais dès les premiers mois de Choupette j'avais cette impression. Ne pas passer assez de temps à jouer avec elle, sur son tapis d'éveil ou autre, alors que j'étais en congé parental. Et je refais pareil avec Bonhomme. Pourquoi je suis comme ça alors même que je suis folle de mes gosses ?? Voilà le fond du problème, je culpabilise grave de ne pas être à la hauteur de ce que je voudrais être ….. Rien que de l'écrire j'en ai les larmes qui coulent. De toutes façons depuis ce matin mes yeux ne font que déborder alors un peu plus un peu moins. Bref. Je me demande s'il ne faudrait pas que je consulte, si le problème ne viendrait pas de moi. Je voudrais tellement aller au fond des choses, de façon à ce que tout le monde soit heureux ! Parce que quand même, on a tout pour l'être bordel !

 

 

Autre sujet de culpabilisation : je culpabilise de culpabiliser ! Cherchez l'erreur. Non, c'est pas vraiment ça. Disons que ça m'énerve de me retrouver toujours au même point. Et de faire subir tout ça à GrandHomme. Lui aussi est crevé à endurer les nuits trouées, pas la peine que j'en rajoute avec mes états d'âme à rebondissement. Sauf qu'elles sont là ces putains de questions à la con et que je ne trouve pas de réponses convenables...

 

 

 Ca sent pas le baby-blues ça ? Ou alors le burn-out, au choix ! C'est vrai que c'était vraiment une période compliquée, et que définitivement je ne peux pas être opérationnelle en cas de manque de sommeil ! Voilà une des raisons pour lesquels Number Three est inenvisageable ... pour le moment.

 

 

Et toi, des souvenirs au creux de la vague à partager ?

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