Comme tu as pu le remarquer, ces derniers temps ce n'était pas la fête du slip dans ma tête. Et même si des éclaircies ont fini par percer dans le brouillard ambiant, ce n'était pas encore le printemps.

 

Heureusement, au début de l'automne dernier, sans doute mue par une intuition aussi fugace qu'insoupçonnée, j'avais rédigé un billet fort à propos des 10 trucs à faire pour retrouver le sourire. Et force est de constater que je les ai mis en application, sans même m'en apercevoir. Je peux donc te dire aujourd'hui quelles sont les choses les plus marquantes sur mon moral à moi.


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Pour ce qui est des rayons de soleil, j'ai eu beau les chercher, jusqu'à récemment ils se sont fait bien discrets. Du coup on s'est rabattu sur les feux de cheminée, les raclettes et autres gourmandises cuisinées avec plaisir. Le plat à tajine et le Soup maker reçus à Noël ont bien contribué à tous ces mets.

 

 

Le week-end au ski en amoureux a bien eu lieu, même s'il a été un temps compromis. Une fièvre virulente a assaillie Miss la veille du départ. Quand le pédiatre m'a annoncé, le vendredi midi, que ça augurait une belle grippe ou gastro dans le week-end, j'ai blêmi. Il m'a assuré qu'un flacon de paracétamol et quelques indications laissées à mon père, baby-sitter improvisé pour l'occasion, seraient suffisants. Sa poignée de main fut accompagnée d'un « Et profitez bien des pistes enneigées, surtout ! ». Qu'il est drôle. Je n'étais évidemment pas vraiment à l'aise de quitter la maison dans ces conditions. Ce n'est que lorsque j'ai eu l'assurance que Miss n'était pas en train de vomir partout et que mon père avait les choses bien en main que j'ai enfin pu me détendre et profiter de ce magnifique temps, de cette neige fraîche, de cette vue à couper le souffle.

 

Val Torens

Cette escapade nous a fait beaucoup de bien. Mais, honnêtement, les bénéfices n'ont pas perduré. Deux jours enfant-malade pour cause de grippe (bravo Doc) ont eu raison de ma patience toute neuve (pas bravo Moi). Pourriture de virus hivernal. (Si seulement ça avait été le seul de l'hiver. No comment).

 

 

En vrai, ce qui m'a permis de retrouver un semblant de sérénité, c'est indéniablement cette fugue planifiée. Je ne remercierai jamais assez ce cher Bénabar d'avoir programmé son concert dans la ville de ma sœur un vendredi soir. Ben oui, non seulement la soirée entre frangines se présentait des plus agréables, mais en plus je ne pouvais y aller que seule (Grandhomme n'ayant pas de latitude pour poser une journée de congé). Le hasard fait que nous avons eu l'occasion de passer un vrai week-end de filles, sans enfant. Le rêve. A nous le shopping, les repas sans horaire, le fameux concert (avec l'autographe et la bise qui rendent tout chamallow, et oui, on est fan ou on ne l'est pas) et les grasses mat' (Yeesss). On en a même profité pour prendre un cours d'auto-maquillage. Qui fût un succès. Malgré les cernes trahissant les semaines passées, nous avons réussi à produire (et reproduire dès le lendemain) les gestes de pro. Et le résultat fut (est toujours et sera encore je l'espère) assez bluffant, surtout quand on sait d'où on partait.

Mon retour en train aurait pu être pénible. Plus de quatre heures à poireauter. C'était sans compter que j'ai rarement l'occasion de passer autant de temps seule avec moi-même (et ma tablette, soyons honnête). J'ai ainsi pu regarder un film, écouter ma musique préférée, bouquiner, et même préparer, dans le calme et sans interruption, mes menus pour la semaine suivante. Du bonheur quoi.

 

Je dois dire que cette fois-ci, les bénéfices (du doute) ont duré. Sans doute que la coupure d'une semaine avec Miss (merci les grands-parents) a également contribué à apaiser la tornade . Depuis lors, nous sommes toutes deux beaucoup plus détendues, souriantes, enjouées. Un petit miracle.

 

Il reste encore un élément de ma liste qui a eu lieu récemment : les retrouvailles avec une amie de longe date. Je dois dire que je n'ai pas été déçue. Nous avons repris notre discussion là où nous l'avions laissée, il y a pourtant quatre ans.

Nos enfants se rencontraient pour la première fois et les deux « grands » se sont instantanément trouvés. Comme s'ils se connaissaient depuis toujours. Quant à nos hommes, bricoleurs l'un comme l'autre, ils ont rapidement trouvé de quoi discuter.

J'ai aimé partager nos ressentis, notre quotidien. J'ai aimé redécouvrir ma grande amie du lycée, la deviner à la fois identique et différente de l'époque. J'ai aimé apercevoir quelle maman elle est. J'ai aimé le respect mutuel qui s'est naturellement installé entre nous.

 

 

Enfin, pour que ma liste soit tout à fait exhaustive, j'y ajoute un élément qui m'aide souvent à lâcher prise, ne serait-ce que le temps d'un trajet nounou-boulot dans l'habitacle de ma voiture, c'est la musique. Je ne saurais comment expliquer à quel point certains albums me font du bien, à quel point ils participent à mon équilibre et me sont indispensables. Il me suffit de caler le casque sur mes oreilles pour me retrouver un peu. Même si les enfants jouent bruyamment (pléonasme?) à côté de moi. Même si je suis dans un métro bondé. Je m'évade, pour mieux revenir à la réalité ensuite.

 

 

Et toi, de quels trucs et astuces as-tu usé cet hiver pour résister à la grisaille?

 

 

Petit bonus pour les autres fans de Bénabar : délire de concert et chanson inédite :

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