- T'as vu ? Elle prend ses aises la Mère ! Déjà en février elle avait baissé de rythme, mais là c'est la cata.

 - Tu crois qu'elle se cache ? Qu'elle ne veut plus de nous ?

 - Peut-être qu'elle s'est fait d'autres copines, sur une autre sphère que la blogo, va savoir.

- Ou alors elle a chopé le melon et nous ignore.

- A moins qu'elle ait trouvé toutes les solutions à ses lacunes, rapport à son dernier billet

 - Si c'est ça ce serait cool de partager quand même.

- Eh, Mère Lacunaire, si tu nous entends, ramène tes fesses !!

 


 
Heu, oui, je suis là. Salut à toi lecteur. C'est sympa de m'interpeller. Par contre, il va falloir songer à y mettre les formes quand même. Un peu de respect je te prie. M'enfin c'est gentil de venir prendre des nouvelles. Alors déjà, info en exclu : Non je n'ai pas perdu mes lacunes ! Faut pas rêver, ce n'est pas en un mois que les lacunes d'une vie se comblent. C'est vrai qu'elles me font des farces, les coquines. Elles me font croire que tout va mieux, que je suis devenue une mère parfaite. Mais c'est pour mieux me retomber sur le coin de la figure quelque temps après.


En plus si j'ai pas pu être là, c'est que j'avais mes raisons.

Une partie de cache-cache géante s'est d'abord imposée. Ils ont été les plus malins pendant un moment. Mais après quelques semaines j'ai fini par les débusquer. J'ai failli faire appel à un dératiseur pour les déloger, mais Choupette m'a supplié de les épargner. Finalement, après une lutte acharnée à mains nues, j'ai fini par les exterminer. Je reste vigilente, la guerre n'est peut-être pas finie. Alors je scrute sans répit la chevelure de mes têtes-blondes afin de ne plus me laisser distancer. J'ai l'air d'une serial killeuse ? Pas grave, j'assume.

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Au programme nous avons aussi eu un week-end à la campagne. Sur demande de Bonhomme. Voilà 6 mois qu'il rêvait de remonter sur un tracteur, on ne pouvait pas le laisser attendre davantage sous peine de fugue. Il faut savoir que qui dit tracteur dit Papy. C'est un package. Ce qui suppose aussi de longues heures de routes, des ventres bien (trop) remplis, un léger manque de sommeil. C'était encore l'occasion de fêter les anniversaires du trimestre, comme à chacune de nos venues. Je me suis collée à la confection des desserts, sous peine de manger de l'industriel. J'en ai profité pour initier ma nièce, et je dois dire que nos roulés étaient divins. Cerise sur le râteau, euh sur le gâteau, mon anniversaire étant dans le lot. J'ai eu la garde d'adorables lapins. Crétins de leur petit nom. Qui me font bien marrer et m'éloignent davantage de mon rôle de mère parfaite. Pas grave, j'assume.


Comme tu vois, même en belle-famille je ne fais pas illusion. D'ailleurs durant ce week-end là, j'ai trouvé plusieurs excuses pour déserter. Preuve supplémentaire de ma non-dévotion. Pas grave, j'assume. A ma décharge, belle-famille adorée est quelque peu bruyante. Mes enfants ne font pas exception, mais à la maison je peux au moins les envoyer dans leur chambre. Avec mes belles-sœurs, c'est légèrement plus délicat tu avoueras. Elles n'en restent pas moins charmantes, je te rassure.


Tu comprendras que les jours suivants furent consacrés aux fameux  lapins. Puisqu'il me faut les entraîner à voler, au sens propre comme au figuré. Si tu ignores de quoi je parle, tape Lapins Crétins dans ton moteur de recherche. Tu trouveras ça au mieux délirant, au pire pathétique. J'ai d'autres tares plus inavouables que les jeux vidéos. Pas grave, j'assume.


Un évènement de longue date était aussi prévu : un concert d'un artiste découvert cet été et dont j'attendais la "rencontre"  en live avec une certaine impatience. L'un des 3 dont je te parlais . C'était top. Vraiment bien. Avec une vraie mise en scène et une complicité avec les musiciens. Seul regret, que ma moitié n'ai pas souhaité m'accompagner. Je n'étais pas toute seule remarque. Je tenais la chandelle d'un autre couple. Oui je sais, à croire que pathétique est mon deuxième prénom. Pas grave, j'assume.

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Autre impondérable : j'ai fourré mon nez dans Hunger Games. Tu te demandes encore de quoi je cause ? Rassure toi, il y a peu je ne connaissais pas moi-même. C'est en lisant le mur d'une connaissance que j'ai découvert ce film. Quand je dis le mur, on se comprend, non ? Un indice : ce mur-là est virtuel. Bon, les geeks c'est bon, arrêtez de vous marrer. Je suis sûre que tout le monde par ici ne connait pas le fabuleux monde de face de bouc. Si c'est ton cas et que tu pédales dans la semoule, crie au secours et j'éclairerai ta lanterne. Bref.
Hunger Games c'est donc un film, mais avant tout un livre. Comme je n'ai pas trop le temps d'aller au ciné (je te parlerai un jour de ma passion pour le ciné), j'ai décidé d'acheter le bouquin. Sans trop savoir de quoi il retournait vraiment. Seulement que c'était de la science-fiction. Enfin de la dystopie me dit Wikipedia, soit le contraire de l'utopie : Au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui soient. Sans réfléchir je cherche le livre au rayon SF. Sans succès. Le vendeur - un gros con au demeurant, qui m'assure que ce livre est un daube et me raconte quasi la fin  - m'oriente vers le rayon jeunesse. D'accord, autant pour moi. Ce n'est ni la première fois ni la dernière que j'achète des bouquins dans ce rayon. Et puis si l'un de mes enfants se révèle être un lecteur comme moi, il aura de quoi lire à la maison ! Bref.
Mon pied s'est pris dans l'engrenage dès les premières pages. Je suis tombée la tête la première et n'en suis ressortie qu'après avoir été dévorée. Non pas que ce soit le meilleur livre du siècle. Plutôt que ça m'a permis de m'évader un peu du quotidien parfois étouffant. Une bonne raison d'éviter les appels du pied de la corbeille à linge en quelque sorte. Pas grave, j'assume.

Bon, et puis soyons honnête, la procrastination me fait la danse du ventre en ce moment. J'ai bien l'envie d'écrire, mais ça me demande un temps considérable, souvent interrompu par Choupette ou Bonhomme de surcroit. Rien de tel pour générer de la frustration et de l'agacement de part et d'autre. Et c'est sans compter mes états d'âme qui reviennent me hanter et sur lesquels je n'ai pas vraiment le recul nécessaire te raconter.
Alors non, je ne peux pas te promettre de redevenir aussi prolixe qu'avant. Mais je reviendrai - I'll be back - te donner des nouvelles de mes lacunes, que j'entretiens avec amoooour.

Tu me trouves un peu barrée ? Pas grave, j'assume.

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