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Three weeks ago, nous démarrons nos vacances bretonneuses. Nous découvrons cette région jusqu'alors inconnue, ou presque. Région, ou plutôt pays, devrais-je écrire. Parce que, pour Choupette, un endroit qui a son propre nom, son propre drapeau, sa propre langue, c'est forcément un pays à lui tout seul. Cela donne d'ailleurs lieu à des dialogues plutôt savoureux. Dur dur de lui faire comprendre que la Bretagne est bel et bien en France, que les bretons parlent aussi comme nous. Mais il faut la comprendre, chez nous on ne parle jamais des Rhônalpins, et il n'existe même pas de nom associé aux habitants de notre département. Pas de blason non plus par ici. Quant à Bonhomme, lui aussi nous fait bien rire en déformant, à sa sauce, les noms des lieux. Nous rendons ainsi visite au Monstre Saint Michel, monstre Normand comme chacun sait, et nous le vainquons  !

 

 

 

Les vacances débutent dans l'excitation enfantine, certainement liée à l'inconnu, à l'idée d'aller à la plage et de manger les meilleures crêpes du monde  (c'est devenu notre leitmotiv). Nous, parents, espérons que l'air marin et les journées en extérieur seront salvateurs. L'iode a des vertus zénifiantes, c'est bien connu. Non ? Alors dès la première journée, on part à l'assaut de la ville Corsaire. Ses remparts, son petit train promène-couillons (dont nous faisons bien sûr partie, que ne ferait-on pas pour faire taire plaisir aux petits), ses crêperies (qui déchirent), ses corsaires qui font rire, et même ses plages pour finir en beauté par une première baignade. Le tout accompagné de retrouvailles avec une amie du lycée, par revue depuis des lustres (je cache le nombre d'années tellement il est indécent). Voilà de quoi faire des petits et grands heureux. Et effectivement, le soir arrivé nous sommes tous bien vannés. Il faut dire qu'il en faut de l'énergie pour courir partout et poser mille et une question à la minute. Et il en faut tout autant pour courir après ces gentils monstres, trouver des réponses, leurs construire une montagne de sable ou les porter quand leurs jambes refusent de le faire (vive le porte bébé-sac à dos qui va bien). Forcément, la soirée est paisible. Nous sommes heureux, et épuisés. En vacances quoi !

 

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Chaque journée est l'occasion de nouvelles découvertes. Paysages magnifiques, qui changent chaque jour au gré des marées et du temps. Papilles gustatives en ébullition, grâce aux spécialités locales. Le tout sous un ciel particulièrement clément. Bien sûr, nous faisons connaissance avec les averses et le crachin breton, mais juste un peu en début de séjour, histoire de. Comme on part toujours pour plusieurs heures, quand ce n'est pas pour la journée, et que nous sommes le plus souvent à pied, il faut faire le tri dans les sacs. Ne pas se fier au ciel du matin pour choisir entre maillot de bain et pull. Le mieux est de prendre les deux, qui serviront certainement. Ce qui, en début de séjour, est assez déstabilisant pour nous autres, habitués à suer sur la plage. Et puis, bien sûr, crème solaire, casquettes et lunettes, eau, goûter, appareil photo. Ça commence à faire lourd. Surtout que c'est de mon sac à moi qu'on parle, Grandhomme étant déjà bien chargé du sac à dos-porte bébé dans lequel on peut seulement caser deux serviettes en plus de notre poids-lourd de trois ans. Alors forcément, excepté lorsqu'on part pour la plage, on fait l'impasse sur les seaux et pelles, nos mains suffiront à l'affaire. Ben oui, parce qu'au final, la plupart de nos journées se terminent à la plage, c'est un peu la récompense pour petits et grands. Une bonne raison pour motiver les troupes à marcher encore un peu. Et un bon rafraîchissement bien appréciable. Comme quoi, je me trompais quand je pensais qu'on ne pourrait pas vraiment se baigner.

 

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Je ne te dirais pas à quelle température est l'eau. Le seul endroit où la météo de la plage est donnée, il est écrit : Température de l'eau : à votre convenance. Histoire de ne pas décourager le touriste, j'imagine. Il n'empêche que Choupette et moi nous baignons beaucoup. Pas des heures durant, mais le temps de sauter dans les vagues, de se faire quelques passes avec la balle. Les garçons, de leur côté, usent et abusent du sable pour construire toute sortes de choses. Des châteaux, bien sûr, de préférence près de l'eau, avec des douves prêtes à accueillir l'océan. Petit conseil cependant : éviter la marée descendante, qui désarme notre architecte en chef de ne pouvoir admirer son œuvre fondre, peu à peu, sous l'affront des vagues. Autre construction à leur actif : des tracteurs. Si tu connaissais Bonhomme, tu ne demanderais pas pourquoi. Et le pire, c'est que son père a relevé le défi, et plutôt mieux que bien. Vus de hauts, puis en 3D, avec ou sans remorque. Le rêve, quoi, pour un Bonhomme en admiration.

 

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Ce qui est bien en Bretagne c'est que même en cas de soleil soudainement voilé, il y a des tonnes de choses à faire sur la plage. C'est marrant de voir des terrains de volley ou de badminton prendre forme. Avec le filet, hein. Ou de foot, avec des buts, des vrais (merci Decath'). On assiste aussi à des concours de cerfs-volants, des sculptures sur sable mouillé (labyrinthe, voiture en 3D de taille quasi humaine par exemple). On court après les mouettes et autres goélands (Non Bonhomme, ce n'est pas un pigeon!). On cherche des crabes et autres petites bêtes dans les rochers ou les flaques laissées par la marée. On s'exerce au roulades, on joue avec nos ombres. On dévore des crêpes ou des glaces, question de température, voire des gâteaux sablés (comprendre tombés dans le sable). Bref, il y a toujours quelque chose de chouette à faire sur la plage.

 

 

Bouh, tout ça paraît déjà tellement loin. Pourtant les poches des vêtements, lavés, cela va de soi, recèlent encore quantité de grains de sable fin. Nous avons beaucoup aimé cette région, et nous y retournerons, tant il y a de choses à découvrir. Et puis, en pleine canicule, y a pas de doute, on est mieux en Bretagne !

 

 

Et toi, t'es plutôt Kouign Amann ou araignée de mer ?


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