Lecture de l'épisode précédent

 

 

 

Résolution Two : Se prendre en main. Comment ça, je l'ai déjà dit ? Oui mais sauf que là il s'agit de l'esprit, pas du corps. Wait and see.

  P1020406.JPG

 

L'idée principale est simple : en finir avec  la culpabilité qui ronge , la mésestime de soi, les interrogations en boucle et tutti quanti. Oui, je sais, là on s'attaque à du lourd. Mais il faut voir la réalité en face, c'est bien ça qui m'empêche d'être pleinement libérée. Enfin, pas dans le sens Être une femme libérée mais plutôt débarrassée de mes boulets. Ah, oui, là aussi ça peut prêter à confusion. Alors non, mes enfants ne sont pas des boulets. Je n'ai pas l'intention de les jeter du haut de la falaise, rassure-toi. D'ailleurs c'est pour pouvoir apprécier pleinement les moments avec eux que je me lance dans cette résolution. Ou devrais-je dire révolution.

 

 

En finir avec ma culpabilité maternelle, tu as l'impression d'avoir déjà lu ça plusieurs fois sur ce blog ? C'est pas faux. Mais la différence c'est que jusque là je ne savais pas comment m'y prendre. Je ne faisait qu'énumérer les choses à changer. Aujourd'hui, enfin, je me décide à chercher, trouver et employer tous les moyens pour la réduire au silence.

 

* Ma première idée est naturellement d'en parler. Beaucoup. De vider mon sac, auprès de personnes bienveillantes.

 

* La deuxième est de prendre du recul. Mettre en mots mes ressentis sur ce blog m'y aide, je vais donc persévérer. Peut-être aussi que de s'appuyer sur les bons moments partagés en famille plutôt que sur les quelques mauvais, ça peut valoir le coup.

 

* Et puis tu me diras, pour ne plus se sentir coupable, quoi de mieux que d'éviter les actes/paroles qui y contribuent ? Tu as raison. Quel coach tu fais quand même ! Je profite d'ailleurs d'être dans une phase positive pour tacher de réagir sur l'instant, plutôt que de ruminer à posteriori. La moutarde me monte au nez face à une bêtise enfantine ? Je respire un bon coup, avant de parler. Je ne dis pas qu'aucun cri ne sort plus de ma bouche (ce serait utopique de le penser), mais au moins le contenu commence à être moins menaçant, rabaissant, inadapté pour des enfants en bas âge.

Maintenant, je sais que la route est longue, semée d'embuches, et que les mots qui me sembleront les bons ne le seront pas toujours. M'enfin, je te rassure, cher lecteur, si je considère que je crie un peu trop souvent, je ne passe pas non plus mon temps à hurler sans raison sur mes enfants.

 

 

Pour parer au manque de confiance en moi, rien de tel que de prendre soin de moi. Retour à la première résolution, donc. Mais aussi me faire jolie, d'abord et surtout pour moi. En cette rentrée (les adultes aussi font leur rentrée, je te le rappelle) j'ai envie de me choisir des produits de beauté qui me plaisent. Prendre le temps de me faire les ongles (dur dur avec deux mini-observateurs qui posent leurs yeux fascinés à 2 cm du vernis, que j'applique non sans mal vu que je suis plus habituée au transparent qu'aux couleurs flashy qui me font de l'œil). M'accorder des moments rien qu'à moi, en expliquant aux tous-petits-qui-ne-le-sont-plus-tant-que-ça que moi aussi j'ai le droit de fermer la porte de ma chambre et d'en interdire l'accès aux autres générations. Facile à énoncer, difficile à faire respecter, je sais. Mais il faut parfois faire preuve de persévérance, non ?

 

Une autre façon de me rassurer, c'est aussi de regarder le chemin parcouru. Rien qu'hier, j'ai eu l'occasion de causer de mon parcours de Mère Lacunaire, et petit à petit j'ai pris conscience que de petits et grands progrès étaient déjà réalisés. Que nous avons réellement construit une complicité mère / fille, et une complicité mère / fils. C'est encourageant, mes questionnements ne sont donc pas inutiles !

 

 

Pour arrêter de tourner en rond avec mes doutes et mes interrogations, là encore, le recul et la sagesse seraient évidemment bénéfiques. Sauf que ce n'est pas exactement dans ma nature, moi l'impulsive. Alors je vais peut-être plutôt miser sur le lâcher-prise. Le laisser-faire. Tellement nécessaire lorsque la boucle devient trop redondante. Et être attentive aux instants fugaces et hors du temps que nous réserve parfois la vie. Ceux-là même qui effacent l'ardoise, remettent les compteurs à zéro, mettent en évidence la moitié pleine de la bouteille.

 

 

Voilà, comme tu vois il y a du boulot. Mais le principal, pour tenir mes bonnes résolutions, c'est d'être mo-ti-vée. Et je le suis d'autant plus que le jeu en vaut la chandelle. Je démarre dans un bon état d'esprit, à moi de réussir à l'entretenir !

 

 

Si tu as des conseils, des solutions, n'hésite pas à m'en faire part ! Et sinon, tu peux toujours m'encourager, tel est le rôle d'un coach, non ?


Retour à l'accueil