Si tu me lis avec assiduité tu sais que je suis une femme (si si) mais que je m'interroge parfois sur mon genre (). D'ailleurs ce n'est pas vraiment une question de genre. Comme si hommes et femmes avaient chacun leurs spécificités... Enfin si, sur certains arguments, notamment physiques, je ne pourrais pas affirmer que nous sommes interchangeables. Mais pour ce qui est du reste, au 21ème siècle, on peut être en droit d'espérer (je vais m'attirer les foudres avec cette expression, mais tant pis, c'est mon blog je dis ce que je veux!) que les choses aient évoluées.

 

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Pour illustrer la modernité de mon propre couple, et aussi la triste empreinte du cliché qui nous colle au basques, je m'en vais te conter certains détails de notre quotidien.



C'est moderne :


C'est lui qui se lève la nuit pour les enfants quand nécessaire. La raison est simple : moi je ne les entends pas pleurer. Ce qui me réveille c'est quand Grandhomme se lève. Il pourrait être plus discret quand même, tu crois pas ?



Grandhomme récupère les enfants chaque soir, joue avec eux et leur donne le bain dans la bonne humeur. Moi je rentre plus tard et passe souvent mon tour quand il s'agit du rituel du coucher. Même qu'une fois par semaine, je rentre beaucoup plus tard, une fois les enfants couchés, avec mon repas qui m'attend au chaud.



Qui joue aux jeux vidéo, rêve d'un I-pad et passe du temps à surfer sur les réseaux sociaux ? C'est bibi. Lui préfère jouer au train avec Bonhomme, que veux-tu que je te dise.



Je me ressource souvent au fond de ma grotte*. J'ai du faire un saut par Mars*, dans une autre vie.

 


On partage les tâches ménagères. Même que quelques fois ça peut avoir des effets surprenants.

 

* dixit John Grey (Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus)

 

 

 

C'est cliché :


Il bricole, je cuisine. Si ça c'est pas LE cliché de base... A la différence que ni l'un ni l'autre ne se sent obligé de le faire, et chacun y prend même plaisir. Et il arrive que l'un s'essaye au hobby de l'autre. Bon, je sais monter un meuble, mais je suis vite dépassée quand il s'agit de l'accrocher au mur. Et si lui s'en sort parfaitement pour préparer un repas standard, vite fait bien fait, il serait bien embêté pour préparer un bœuf bourguignon ou une tarte au citron meringuée.



Maman crie sans résultat quand papa se fait respecter en haussant la voix d'un quart de ton. Là je ne sais pas s'il s'agit de genre ou de personnalité. J'ai 2 de patience, et en mode automatique je monte rapidement dans les tours. Il a 2 de tension, et en mode manuel reste aussi flegmatique qu'un Patrick Jane face à un macchabé. (Si tu ne sais pas de qui je parle, file regarder un épisode de Mentalist, tu verras c'est délectable).

 

 

J'adore pleurer devant les films à l'eau de rose et les séries style Greys Anatomy. Il ne jure (presque) que par Jack Bauer et Bruce Willis. Mais on aime tous les deux les films de Clint Eastwood. Ouf.

 

 

J'ai un besoin impérieux de mettre des mots sur mes émotions. Il a un besoin impérieux d'éviter les conversations inutiles.

 

 

Il ne tient pas sans nourriture. Je ne tiens pas sans sommeil.

 

 

 

Et tu sais quoi ? Rien de tout ça ne nous empêche d'être heureux.


 

Et toi, plutôt version moderne ou version cliché ?

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