Toutes les conditions semblent réunies : l’ordinateur est libre, les enfants semblent prêts à me laisser quelques minutes de tranquillité (l’avenir nous dira si elles seront suffisantes), mon corps ne réclame pas de repos, une bonne odeur de petits gâteaux tout chaud sortis du four plane. Et, par dessus tout, l’envie est là.

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Le phoenix, qui renait de ses cendres

 

A vrai dire, ces derniers temps elle commençait à poindre, mais je ne trouvais pas la motivation. Il faut dire que c’est comme pour la reprise du sport. Je repousse l’échéance parce que je sais que les premières séances seront pénibles, que le plaisir de progresser, de retrouver mes marques, ne viendra qu’après.

Aujourd’hui, pourtant, je suis devant mon écran, une musique douce tourne, et je suis bien, même si je ne suis pas sûre de savoir quoi écrire. Laissons les mots couler tous seuls et voyons où ils nous embarquent.

 

J’ai arrêté d’écrire il y a plusieurs mois parce que ça ne me faisait plus de bien. L’impression que taper les mots n’empêchait pas les idées noires, voire les mettait sur le devant de la scène, me rappelant douloureusement que je ramais lamentablement. Ecrire me culpabilisait davantage de ne pas aller aussi bien que j’aurais voulu.

 

Je suis remontée en arrière, j’ai relu des billets rédigés un an plus tôt, et j’ai fait le constat que les situations se répétaient. Les ressentis aussi. Après la magnifique évolution positive que j’ai connu il y a tout juste un an, les quelques mois tellement chouettes qui ont suivi, je ne m’attendais pas à retrouver si vite le doute, l’ombre, la Bête . La chute fut difficile à accepter et le mal-être s’est fait plus pressant, plus profond. Le découragement et l’impuissance ont eu raison de moi. Malgré mon optimisme naturel, j’ai eu beaucoup de mal à remonter la pente et à croire à nouveau qu’une sortie définitive de cet état serait possible.  

 

Et pourtant, aujourd’hui et pour la première fois depuis bien longtemps, j’entrevois une issue. Je vois les choses sous un nouvel angle, qui me rassure. Oui, je rencontre des difficultés et oui, elles s’ancrent dans un cercle vicieux qu’il est compliqué de briser. Pour autant, avec l’aide nécessaire qui s’impose, je vais tenter de le briser. Dire ses quatre vérités à la Bête. Et surtout, arrêter de l’alimenter. Je ne sais pas combien de temps cela prendra. Je me doute qu’il y aura des moments délicats. Et cette fois je ne suis pas dupe, une période de douceur et de bonheur ne signifiera pas pour autant que j’aurai trouvé le Graal.

 

Alors que la semaine dernière a été ponctuée de cris et autres joyeusetés, aujourd’hui je retrouve une part de sérénité. Pourtant nous sommes au beau milieu d’un cycle d’opposition enfantine qui nous met les nerfs à rude épreuve, croyez-moi. Mais je ne ressens pas l’agacement habituel. Je suis zen, je reste relativement calme. Je sais bien que la rencontre d’hier y est pour beaucoup. Et pour cause. En quelques mots, ma culpabilité a fondu comme neige au soleil. Des raisons expliquant la situation ont été évoquées. Des solutions ont été envisagées. Quel soulagement. Quel cadeau. Quel espoir. Serait-ce le début d’une renaissance ? Je n’ose y croire complètement mais me revoilà en selle pour me battre contre mes vieux démons et me donner les moyens d’aller mieux.

 

Durant la période de bien-être que j’évoquais, il y a eu notamment un évènement qui m’a marqué. Je vous en ai naturellement causé à l’époque, tellement j’avais l’impression d’avoir trouvé une nouvelle famille, pleine de soutien, de bienveillance et aussi une mine d’information. Il s’agit des Vendredis Intellos, ce blog communautaire qui nous rappelle qu'avec ou sans mômes, t’as pas perdu tes neurones ! Cette année, une 2ème rencontre est organisée à Lyon les 2 et 3 novembre. Et ça va causer de


La co-éducation : parents, grands-parents, famille élargie, école, associations de parents, institutions de soutien à la parentalité... vers une nouvelle communauté éducative ?


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Alors si ça te dit de rencontrer d’autres parents avec qui sympathiser, de participer à des ateliers dans la bonne humeur, le tout avec ou sans (tes) mômes, tu sais quoi faire ! Toutes les infos sont par ici


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