En début d'année scolaire, quand on a proposé à Choupette de choisir une activité, sa réponse ne s'est pas faite attendre : « Je veux faire de la danse ! ». Va pour la danse alors. Renseignements pris, pour les débutants il n'y avait qu'un cours: éveil à la danse, pour les 3/5 ans. Mince, elle sera dans les plus grandes, déjà qu'elle fait plus grande que son âge. Tant pis, pas le choix.

 

Dès l'ouverture des inscriptions, je passe à la MJC. Apparemment je ne suis pas la première, il ne reste plus que le créneau de 9h-10h. Cool, moi qui adore speeder mes loulous dès le réveil et compte bien sur le mercredi pour remettre ça, je suis joie. Tant pis, pas le choix.

 

Dès le premier cours on se rend compte que l'intitulé exact aurait plutôt dû être éveil à la danse classique vu la liste des achats à faire. Justaucorps, collants et chausson demi-pointe. J'aurais aimé que la puce voit un panel de styles de danse, qu'elle s'amuse à bouger son corps. Tant pis, pas le choix.


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Comme prévu, elle est la plus grande du groupe, voire la seule de 5 ans. Et à cet âge-là, la différence est importante. Quand je la récupère, elle n'est pas super emballée, mais demande quand même si elle aura droit à la jolie tenue rose, elle aussi. On discute pour voir si sa motivation est suffisante pour durer toute l'année. Je lui laisse encore la possibilité de changer d'activité, mais elle doit se décider rapidement. Le tenue aura gain de cause. Et même si je ne suis pas supra enthousiaste sur le côté danse classique, je me tais. Tant pis, pas le choix.

 

Les séances s'enchaînent et décidément la motivation enfantine reste en berne. Pas au point de refuser d'aller aux cours, mais parfois il faut insister un peu. Je lui parle du spectacle de fin d'année, ça l'encourage un minimum. Ce qui lui pose problème c'est que pour elle, « c'est pas de la danse, ça ! ». Comprendre faire des diagonales en pas-chassés ou en demi-pointes, ce n'est pas la même chose que de bouger son corps dans tous les sens. Comme je te comprends. Tant pis, pas le choix.

 

L'année continue sur le même rythme. Pourtant, à l'issue de chaque cours, quand je lui demande si c'était bien, invariablement elle me répond que oui. Même si, parfois, elle regrette qu'ils aient encore fait la même chose que la dernière fois. Ce n'est qu'après les vacances de février que je comprends une chose importante. Choupette m'explique que la danse, c'est comme le ski. D'abord elle n'a pas envie d'y aller, mais une fois qu'elle y est, c'est super ! Ah ben effectivement, dit comme ça, ça change tout pour moi ! Du coup, au moindre signe de « pas envie », je lui rappelle le ski, et ça roule. Et sinon, tant pis, pas le choix.

 

La fin d'année approche et les répétitions du spectacle s'enchainent, bouleversant un peu nos mercredis. C'est à dire que le créneau 14h30-15h30 n'est pas des plus pratiques pour la sieste de Bonhomme. Bon ben il fera sa sieste entre 16h et 17h30. Tant pis, pas le choix.

 

Dernière semaine avant le jour J. Au milieu de tout ce qu'il y a à penser en cette  fin d'année chargée , il me faut trouver un instant pour acheter un haut blanc à bretelles, recoudre la jupe qui-tourne-trop-bien prêtée pour le spectacle, trouver une tenue flashy pour le final, et surtout ne pas oublier de repasser le tout, la prof ayant vraisemblablement un problème avec les vêtements froissés. Tant pis, pas le choix.

 

Le week-end tant attendu arrive enfin. Pour ma part, je me sens un peu prise au piège par ce spectacle. Répèt' générale le samedi après-midi, spectacle le dimanche après-midi. Le tout sous une chaleur accablante, c'est plus drôle. Outre les tenues bien préparées, étiquetées et repassées, il nous est expressément demandé de maquiller nos poupéesdanseuses. Le papier distribué ne laisse pas de place au débat : « Maquillage obligatoire ». On s'échange des regards entre mamans. Elles sont petites quand même, pour être maquillées. A côté de moi l'une d'entre nous peste. Elle-même ne se maquille pas, elle ne voit pas pourquoi elle devrait imposer un make up de pouff' à sa puce de 3 ans. C'est là que je suis contente que la mienne en est 6, la pilule passe un tout petit peu mieux. Mais quand même, ça fait drôle de la voir avec du fard à paupières, un trait de noir sous l'œil et du mascara. Choupette est ravie, bien sûr. Moi j'encaisse, priant pour avoir de longues années devant moi avant de me battre avec elle sur ce terrain-là. Mais pour l'heure, tant pis, pas le choix.

 

Le spectacle démarre, je suis rejoint dans la salle par mes deux hommes, le Grand et le Bon. Juste à temps pour voir leur fille et sœur faire son entrée sur la scène. Là encore, la différence d'âge avec les autres est flagrante. Elle est grande, donc se retrouve en fond de scène, et est un peu moins perdue que les autres dans le rythme et dans les pas. Mais le principal est là, toutes sont contentes d'être sur scène, font de leur mieux, et s'amusent. Dans les gradins, le cœur des parents se gonfle de fierté. Et malgré nous, les yeux nous picotent un peu. Tant pis, pas le choix.

 

Choupette est ravie de sa prestation, et même si elle n'a pas pu assister au reste du spectacle, les danseuses étant restées dans une salle séparée, elle ne renie pas son plaisir. Pas question pour autant qu'elle reprenne la danse l'an prochain. Elle préfère aller à la piscine, comme sa meilleure copine. Pour nous c'est un (petit) soulagement, nous n'aurons pas à endurer le pestacle de danse chaque année... Reste à savoir si les séances de natation lui plairont vraiment, vu qu'il ne sera sans doute pas autant question de jeux dans l'eau comme elle le fait avec l'école. Alors on croise les doigts et on plonge avec elle. Tant pis, pas le choix.

 

 

Et toi, tu t'en sors comment avec les activités extra-scolaires ?


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