Pour une mère comme moi, lacunaire donc si tu suis bien, en perpétuelle tentative d'amélioration, en chasse de bons conseils, à condition qu'ils soient réalistes et non tirés du Guide des bonnes pratiques de la mère parfaite, la blogosphère est une mine.

 

 

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C'est bien simple, ici la mère idéale n'existe pas. Ou alors je ne la lis pas. Toutes celles dont je suis les aventures, à un moment ou à un autre reconnaissent leurs travers, leur lassitude, leurs débordements. Les meilleurs articles, ceux qui m'émeuvent et font la une, qui sont criant de vérité, touchent souvent au quotidien ni rose ni glamour des parturientes.


 


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Bon j'imagine que pour une nullipare, la lecture de nos blogs de mères ponctuellement dépassées, perdues, épuisées ou désabusées, doit  leur sembler un tantinet navrant. Au mieux amusant, au pire pathétique. Sans parler du vocabulaire propre à notre monde. Qui connaît la définition de nullipare ou parturiente avant d'être passée par la phase grossesse, ou par la lecture des blogs maternels, hein ?

 

 

Alors non, je ne suis pas là pour te dire qu'enfanter c'est vraiment tout pourri, que les mômes il vaut mieux les voir chez les autres. Non, ce n'est pas mon propos. Les gosses c'est aussi du bonheur, de l'amour, des rires, de l'émotion, de la fierté, de l'humanité, et j'en passe. Mes plus fortes émotions sont presque toutes liées à mes enfants, à commencer par leur naissance, histoire d'alimenter le cliché. Mais tous ces transports, soyons honnêtes, ils représentent maximum 20% de notre quotidien. Et je te dis pas comme on en bave les 80% restant. Alors oui, ça se ressent dans nos blogs. On passe plus de temps à râler ou ironiser au sujet de nos petits qu'à les glorifier. De la même façon que, quand on parle de son amoureux, c'est plus souvent pour s'en plaindre que pour l'encenser. Et soyons francs, qui viendrait lire un blog dans lequel on passerait notre temps à s'émerveiller du moindre gazouilli de notre tout petit ? Toi peut-être ? Et ce serait d'un ennui, tu crois pas ?

 

 

Tu me diras qu'il y a bien d'autres sujets à aborder que notre progéniture. Je te rassure, ce n'est pas notre seul sujet d'écriture, nous ne sommes pas QUE des mères. Mais j'ai envie de te dire que ça fait du bien de se libérer de nos désarrois et de nos tourments. De vider la coupe avant qu'elle ne déborde. A choisir entre saouler une partie de mes lecteurs avec mes histoires de jérémiades enfantines et n'avoir aucune autre échappatoire que d'en venir aux mains avec mes petits, le choix est vite fait. Ce n'est d'ailleurs pas la seule raison qui m'ont fait me tourner vers la blogosphère. Dans un couple on n'a pas toujours les même idées, les mêmes ressentis. Dans le mien, l'instinct n'est pas maternel mais paternel. C'est comme ça, on n'y peut rien. Moi j'ai besoin de lectures et de discussions pour trouver ma propre façon de faire, celle qui me convient et qui convient à mes enfants. Pour Grandhomme pas besoin de tout ça, il agit sans se poser de question. Et ça fonctionne. Donc il n'a ni le besoin ni l'envie d'en parler pendant des heures. Alors je suis bien contente de pouvoir lire et échanger avec d'autres mamans qui ont les mêmes questionnements que moi. De savoir que je ne suis pas la seule à galérer, et qu'on peut aussi en rire ! Parce que l'idée est bien là, ne pas nous lamenter et nous apitoyer, mais nous tourner nous-même en dérision, faire rire les copines. Ça fait du bien et finalement, ça nous rend un peu attendrissantes, non ?

 

 

C'est en partie le billet d'Une Mère Ordinaire qui m'a inspiré. Elle fait partie de ces blogueuses que je suis avec plaisir.

 

 

  Alors, tu me rejoins au club des mères indignes ?

 

Macaron Rédactrice SBG


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