Je ne sais pas si tu lis les mêmes blogs que moi, mais ce qui fait débat en ce moment, le marronnier de la fin d'année (en tous cas chez les parents), c'est le mythe du Père-Noël. Et à ce sujet j'ai l'impression que ce sont surtout les enfants que nous étions qui réagissent. Il me semble que ceux qui ont très mal vécu la découverte des parents vrais-faux pères-noël ont tendance à crier au scandale, tandis que les rêveurs qui n'en retiennent finalement que le côté merveilleux, transmettent la tradition plus naturellement.

 

Moi je fais partie des rêveurs. C'est pour ça que des périodes de noël de mon enfance, même si je n'ai pas trop de souvenirs de mes croyances au Grand-Barbu, ce qu'il me reste c'est d'abord la multitude de (télé)films aux histoires plus merveilleuses les unes que les autres dont regorgeait le programme TV. Ambiance mielleuse et fleur-bleue qui perdurait durant les fêtes. Je pouvais m'engueuler avec ma famille dans la journée du 24, dès 20h, plus aucune trace ne subsistait. C'était Noël, bordel !

 

Tout ça pour te dire que oui, donc, je suis une rêveuse. Et quoi de mieux pour m'échapper du quotidien parfois maussade qu'un bon livre ou un bon film ? Donc je suis une dévoreuse d'histoires. Et particulièrement celles qu'on peut voir dans sur grand écran. Et surtout si elles arrivent à me faire rire et pleurer dans le même quart d'heure. Le cinéma, si je pouvais, j'irais toutes les semaines. Sauf que voilà, avec deux enfants en bas-âge (d'ailleurs à partir de quel âge on arrête de dire « en bas-âge » ?), c'est quand même un peu plus compliqué. Alors je me rabats sur les DVD, mais même avec notre TV Full HD grand format, c'est pas pareil. Surtout que je peux pas laisser s'échapper discrètement quelques larmes sans me faire chopper. Et que je n'aime pas DU TOUT être chopée en flagrant délit de larmitude. Sans doute parce que GrandHomme, lui, ne pleure pas. Même en cas de grande émotion. Alors non, pas question de passer pour une chialeuse devant mon amoureux. D'autant plus que je n'ai pas l'œil rouge très glamour, si tu vois ce que je veux dire. Il n'y a que dans les films, justement, que les gens qui pleurent arrivent à rester beaux, voire à l'être davantage. Bref.

 

 

Au menu des films qui m'ont vraiment marqué, il y a d'abord les films de Jeunet. Amélie Poulain (2001) bien sûr, que j'ai même vu plusieurs fois au cinéma. Mais aussi Un long dimanche de fiançailles (2004). Ces films sont de purs chef-d'œuvre, ne serait-ce que pour les couleurs, alors quand on ajoute à cela un scénario bien ficelé, des acteurs doués, des détails travaillés au millimètre et des musiques divines, comment se lasser ? D'ailleurs on me souffle dans l'oreillette qu'un nouveau film est annoncé en 2013 (L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet). J'ai intérêt à me trouver une baby-sitter d'ici là !

 

nain jardin Amélie Poulain

 

Un autre film qui me vient en tête, c'est Je vais bien ne t'en fais pas, de Philippe Lioret (2006). Je ne me souviens pas exactement des circonstances dans lesquelles je l'ai vu pour la première fois, mais l'émotion reste intacte à chaque visionnage. Et la BO d'AaRON m'a également marqué. Au point que j'en ai acheté le CD, première fois que j'achète une BO (et pas la dernière). Car oui, la musique aussi joue un rôle important dans un film. Souvent plus que ce qu'on pense, je trouve. Un film sans musique serait sans doute comme un dessert sans sucre. Fade. Autre détail qui me restera toujours de ce film : c'est en voyant sa bande-annonce à la TV, annonçant sa programmation pour le lendemain soir (le 29 avril 2009 pour être précise), que je me suis fait la réflexion que je n'aurais sans doute pas l'occasion de le voir cette fois-ci. Et pour cause, l'accouchement de Bonhomme était lancé, même si je n'en avais pas encore pleinement conscience.

 

 

Autre film, autre époque, Se souvenir des belles choses  de Zabou Breitman (2002). Celui-ci raconte une histoire d'amour entre deux adultes atteints de la maladie d'Alzheimer. Un film tout à fait surprenant de légèreté et de fraicheur. Rien que d'y penser, ça me donne envie de le revoir très vite !

 

Un peu moins léger, Le premier jour du reste de ta vie  de Rémi Bezançon (2008) m'a profondément chamboulé. Chacun des membres d'une famille lambda voit sa vie transformée par une journée particulière. Premier film dans lequel je me suis projetée à la fois dans le rôle de la fille ado (même si je n'ai jamais été rebelle comme elle), et dans celui de la mère qui s'inquiète justement pour sa fille, dont elle ne sait que son mal-être. Un film qui m'a pris aux tripes.

 

 

Plus récemment, c'est Intouchable  d'Olivier Nakache et Éric Toledano (2011) qui m'a eu. Je l'ai vu après tout le monde, sans grande conviction, et j'en suis ressortie sautillante et souriante, un mouchoir humide dans la poche. La BO impeccable m'a fait découvrir Ludovico Einaudi, mais m'a aussi permis de mettre des noms sur des références audio jusqu'alors anonymes (Earth, Wind & Fire par exemple).

 

 

Pour finir, même si la liste est loin d'être exhaustive, je voudrais te parler d'un film actuellement en salle : Comme des frères, d'Hugo Gélin (nov. 2012). Si tu aimes l'un ou l'autre des films cités précédemment, tu peux filer voir celui-là sans risque. C'est une pépite comme je les aime. Des personnages attachants, une mise en scène intelligente, du rire, des larmes. Un peu d'amours et surtout beaucoup d'amitié. Et une BO de Revolver (que tu entends pendant ta lecture), rien qui ne pouvait me plaire davantage. Voilà ce qui a rendu ma journée rien-qu'à-moi de lundi toute belle, toute joyeuse !

 

 

Alors je sais bien que ma Moovie-list n'a vraiment rien d'original, mais que veux-tu, à moi elle me plait ! Et si tu as des idées de films, récents ou pas, dans la même veine, please let me know ! Ça me permettra de mettre à jour ma To-See-List dans laquelle il y a déjà par exemple De rouille et d'os, Do not disturbou encore Camille Redouble.

 

 

Et toi, quel est le dernier film qui t'ait marqué ?


Retour à l'accueil