Est-ce typiquement français cette habitude de râler pour un rien, tout le temps, avec tout le monde ? Qui n'en a jamais eu marre d'entendre ses collègues, amis, voisins râler à tout bout de champ ? En même temps, en avoir marre, c'est râler aussi, non ?

 

 

J'aime à croire que je suis de nature optimiste. Mon verre est toujours à moitié plein, surtout à l'apéro mais ça c'est une autre histoire. Et pourtant, un bon coup de gueule, ça fait du bien aussi, je dirais même que ça aide à avancer. C'est vrai quoi, à force de ruminer dans son coin, de se mettre en mode cocotte-minute on finit par imploser. Il n'y a rien de tel que de s'épancher un peu, et même beaucoup parfois pour retrouver le sourire. Moi je fonctionne comme ça en général, quand j'arrive à ouvrir la cocotte à temps.

 

 

Comment faire ? Facile ! D'abord tu râles, tu gueules, tu fais sortir tout ce qui va pas – de préférence à une personne de confiance, capable de t'écouter sans en prendre plein la tronche. Après tu te sens tellement mieux, je t'y jures !

 

En plus ça a le mérite d'éclaircir les idées, de minimiser les faits, de mettre les choses à plat. De briser l'ascension des idées noires et des critiques qu'on a pour (rayer la mention inutile) notre boss / notre enfant / notre conjoint / notre mère / … C'est là qu'intervient la tierce personne, celle qui reste objective et peut t'aider à faire la part des choses, à avancer.  

 

Attention, il faut bien la choisir ! La meilleure solution, question objectivité, c'est le psy. Mais si t'as besoin d'une épaule sur laquelle t'abandonner, tu peux trouver mieux. La bonne copine qui veut toujours avoir raison, tu oublies. Penses plutôt à celle/celui avec qui tu te sens à l'aise. Celle/celui que tu as envie d'appeler en 1er quand t'as le moral dans les chaussettes. Par contre, si tu veux qu'elle/il reste disponible, faut pas la/le cantonner aux coups de mou ! Les délires, les joies et les bonheurs, faut qu'elle/il y ait droit aussi, soit cool !

 

 

 

J'ai la chance d'en connaître plusieurs, des personnes comme ça. Elles ne sont pas toutes à portée de main mais elles sont là, quelque part. Je peux les appeler, je sais qu'elles se rendront disponibles. Même si je ne les ai pas vu depuis des mois, on se retrouve toujours comme si on s'était quitté la veille, à se raconter nos vies, à se confier sans fausse pudeur. J'en connais certaines depuis la naissance, d'autres depuis la scolarité, et d'autres encore depuis peu. Une fois le feeling passé et la confiance installée, c'est gagné.

 

 

Ce billet est l'occasion de les remercier sincèrement, et de leur dire que je suis moi aussi toujours là pour elles et eux, définitivement.

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