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Parfois, être mère suppose de répondre au téléphone et d'entendre la dame de la cantine énumérer les symptômes que présente notre petit trésor. Nous faisant ainsi comprendre qu'il serait opportun de venir le chercher sur le champ, le petit trésor fébrile. Alors on avale son plateau repas dans un temps record, on appelle SuperNounou, qui elle, est à quelques minutes de l'école, pour lui demander de récupérer notre petit malade. On contacte au plus vite notre pédiatre pour qu'il nous trouve une place dans son agenda … de docteur. Ce soir 20h15. Peut pas faire mieux. Ok, on prend, en croisant les doigts pour que son diagnostic de gastro, à l'énumération des symptômes, ne se vérifie pas. Pas envie de passer mon après-midi à laver le sol, ni de voir entrer cette maladie contagieuse dans notre chaumière. On prévient les collègues et la hiérarchie qu'il faudra faire sans nous aujourd'hui, et demain peut-être. On prend le chemin du retour, en énumérant tous les cas possibles de complications pour la chair de notre chair. La  formation secourisme  qui vient de se terminer n'aide pas à imaginer le mieux...

 

On récupère notre fille un peu pâlotte et peu bavarde. Ce dernier signe ne trompe pas, elle a un truc qui ne tourne pas rond. Arrivée à la maison, on lui suggère une petite sieste récupératrice. Pour la première fois depuis des lustres, elle dort en pleine journée. On en profite pour faire des trucs. Mais on s'en mordra les doigts la nuit suivante, quand entre 3h30 et 5h, elle sera bien éveillée, prête à affronter sa journée, même si brûlante de fièvre. On la garde au chaud une journée de plus, ravie de savoir que finalement, non, pas de gastro, mais des pics de fièvre à surveiller, des maux de ventre et un appétit d'oiseau. Il faut voir le bon côté des choses, ce sera au moins l'occasion de voir le sourire ravi de Bonhomme, quand il aperçoit sa môman à la sortie de l'école, à la place de SuperNounou. Et qu'en plus elle n'avait pas oublié son goûter.

 

 

Parfois, être mère suppose de faire abstraction de ses propres bobos, de sa propre fièvre, de ses propres frissons, de son propre dégoût, pour quand même préparer les repas des enfants et assurer les rituels du coucher. Parce que, pour une fois, GrandHomme s'accorde un week-end entre amis, à l'autre bout de la France. Et il faut que ce soit pile à ce moment là que la crève me tombe dessus. Vie de mère.

 

 

Parfois, être mère suppose de se sentir impuissante face à la douleur de ses enfants. De ne rien pouvoir faire de plus que les chérir, les câliner, les écouter, alors qu'ils souffrent, dans leur corps ou dans leur cœur. Et dans ces cas là, on se sent bien inutile … Et pourtant...

 

C'était ma participation aux  Être mère du mercredi, chez Babiji !etremere-logo

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