L'entrée en primaire de Choupette (qui va bientôt changer de pseudo, celui-ci ne lui correspondant plus) est effectivement une étape dans sa vie de petite fille, et finalement dans la notre aussi.

 

Désormais les soirées comptent une activité de plus. Entre les récits de journée, le bain, le repas et le coucher, il faut aussi caler les devoirs. Bon, ce n''est pas comme si on ne s'y attendait pas. Je les redoutais, d'ailleurs, les devoirs. J'imaginais que ce serait l'occasion de prises de tête entre mère et fille. Et il faut reconnaître que j'étais à côté de la plaque. Complètement. D'abord parce que souvent elle les fait avec son père, avant mon retour (partage des tâches, j'adore). Ensuite parce qu'elle adore les faire. Au point qu'hier soir, mardi donc, on a même dû la gronder car elle voulait les faire sur le champ, alors qu'il était tard et qu'on avait toute la journée d'aujourd'hui de libre. C'est quand même le monde à l'envers de se fâcher pour qu'elle lâche ses devoirs, non ? M'enfin je préfère ça au classique « C'est l'heure de faire tes devoirs, maintenant », répété crescendo, qui nous attend certainement dans quelques temps. Donc, à l'heure actuelle, les devoirs se font dans la bonne humeur générale. Et c'est chouette !

 

En maternelle, Bonhomme peut apporter un livre qui sera feuilleté avec les autres pendant la classe. Par contre, interdiction formelle d'apporter des jeux pour la récré. En même temps, vu tout ce qu'ils ont à disposition, on se doute qu'ils ne s'ennuient pas. En primaire, c'est l'inverse. La cour de récré est vide, si ce n'est quelques marelles peintes. Mais là, les enfants ont l'autorisation d'apporter des jeux adaptés. C'est ainsi que les billes ont fait leur apparition chez nous.

 

billes.jpg

 

Choupette en avait bien une ou deux, trésors ramenés de balades ou vacances, mais elle n'en faisait trop rien. Pourtant, il faut croire que son court apprentissage de quelques semaines est largement suffisant, vu qu'elle a gagné plusieurs parties. Le week-end dernier fut l'occasion d'acheter son premier sachet de billes. Merci le sourire édenté et les pièces qu'avait déposées la petite souris sous l'oreiller. La puce a passé la journée à les entraîner. Oui, tu as bien lu. Ce sont les billes qu'elle entraîne, et non ses propres doigts. Et force est de constater que ça fonctionne. Du moins c'est ce que doivent se dire les huit élèves qu'elle a battu hier. J'imagine la tête des garçons de CM1/CM2 qui ont voulu se frotter à la petite de CP... Sans doute qu'on ne les y reprendra pas de si tôt ! Moi ce que j'aime dans cette histoire, c'est qu'elle demande des conseils à son père sur les tactiques à adopter. C'était marrant de les voir tous les deux penchés sur l'ordi pour trouver le nom de toutes les sortes de billes. D'autant plus drôle d'entendre la Miss dire à son père « Mais clique là, papa ! ». Moi je me rattraperai quand ce sera la mode des cordes à sauter et autres élastiques.

 

 

Tandis que notre aînée se familiarise avec les lettres et les sons, notre Bonhomme nous épate chaque jour davantage avec les mots qu'ils utilise. L'autre jour, il nous a casé un « franchement » dans la phrase qui nous a laissé sans voix. Ses phrases sont toutes très construites, il conjugue même quelques verbes au passé ou au futur. On sent qu'il s'amuse avec les mots d'ailleurs. Il les utilise toujours à bon escient et trouve toujours des bons mots à sortir pour nous faire rire. Je le soupçonne de devenir un vrai comique, avec des répliques qui font mouche. Il nous bluffe vraiment, ce môme, du haut de ses trois ans et des bananes.

 

 

Tu te souviens que l'année dernière, le mercredi n'était pas spécialement une sinécure ? Mais si, souviens-toi, cette histoire de danse ... D'ailleurs dernièrement je m'inquiétais  de tout ce que j'aurais certainement à faire de mes mercredis, à courir partout, tout le temps. Et bien, figure-toi que là aussi, je me suis plantée ! (Ouais, t'as remarqué aussi, je suis nulle comme voyante.)


Faut dire que j'avais pris les devants. La puce était inscrite à la natation dès le mois d'août, ce qui m'a permis de choisir le (seul) créneau qui m'allait bien, j'ai nommé le mercredi de 11 à 12. Et bien m'en a pris , parce que c'est vraiment idéal comme horaire ! D'abord, pas besoin de se lever tôt, chacun prend le rythme qui lui convient. Le pied. Ensuite, Bonhomme et moi pouvons aussi profiter de la piscine pendant le cours. Mais pas le bassin du cours dans lequel on ne peut faire que des longueurs. Non. Nous on préfère le bassin ludique. Celui qui est juste à côté et qui propose (tiens toi bien) non seulement une rivière mais aussi des bains à bulles, des cascades et autres transats immergés bullés aussi. Quand on arrive, les mamies de l'aquagym quittent le bassin. Et il ne reste pas grand monde. Ben oui, l'heure du repas approchant, à part quelques parents dans le même cas que moi et quelques quidams, on peut dire qu'on a la piscine pour nous. Et comme Bonhomme adore l'eau (enfin surtout celle de la piscine, rappelle-toi qu'il n'a pas trop barboté en Bretagne cet été), avec les brassards il est quasi autonome. A lui les sauts depuis le bord, les passages dans la rivière, avec ou sans moi (je peux l'observer de loin), la descente du toboggan et les éclats de rire. Je pourrais presque profiter de ce moment pour apporter mon bouquin et me poser sur le bord de la piscine en gardant un œil sur lui. Mais ce serait dommage. Parce que cette petite heure est la seule qu'on ait pour nous deux. Pas de sœurette qui quémande pendant qu'on fait les fous. C'est notre moment de complicité à tous les deux. D'autant plus que, dans une autre vie, j'ai dû être sirène, vu comme j'adore être dans l'eau, ou plutôt sous l'eau. Alors entraîner mon loulou dans un tourbillon endiablé, lui apprendre à faire la planche, passer sous lui et lui chatouiller les orteils, j'adore. Et il en redemande. Je kiffe vraiment ces moments hors du temps. Son regard plongé dans le mien, hilares tous les deux, c'est ça le bonheur. Ca me rappelle ces après-midis d'été que je passais à la piscine extérieure avec ma 'tite sœur.

 

Et la cerise sur le râteau gâteau c'est qu'en m'amusant, en profitant, je me défoule et je bouge mes fesses. Ce qui contribue à appliquer ma résolution de rentrée. Et la chantilly sur la cerise, c'est que Bonhomme aussi se dépense, et qu'il écrase un maximum l'après-midi qui suit, m'offrant ainsi du temps pour venir bloguer un peu ! Elle est pas belle, la vie ?

 

 

Et toi, des raisons de retomber en enfance à nous raconter ?

 


C'était ma participation aux  Être mère du mercredi, chez Babiji !

Retour à l'accueil