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C'est l'état dans lequel je me sens depuis un peu plus d'une semaine. Depuis la fin des vacances en fait. Mais que se passe-t-il ? Vacances est censé être synonyme de repos et de reprise de forces, non ? C'était sans compter que ces deux semaines là (oui je sais, c'est indécent, j'assume) étaient fort occupées. Mais si, souviens-toi, je t'en ai parlé ici et .  Elles ont été riches et même enrichissantes. Mais force est de constater que j'y ai laissé mon énergie. Et un peu de ma santé aussi. Rapport à mon nez qui s'est mis à couler et ma gorge qui s'est enflammée dès les premières minutes de ma rentrée. Bon, rien de bien grave hein. Je ne suis pas un mec, je ne suis donc pas à l'agonie. Simplement embêtée car j'avais prévu de démarrer cette année en beauté.

 

 

Ce week-end, un besoin incompressible de cocooning m'a envahi. De celui contre lequel tu ne peux pas lutter. Une envie irrationnelle de traîner sous la couette, un bon bouquin dans les mains. Et sans dérangement, bien entendu. Le truc pas réaliste avec deux enfants en bas-âge, je te l'accorde. Sauf que j'ai mon arme secrète, un carte dans ma manche, un chance inouïe : Grandhomme. Pas besoin de long discours, il comprend tout de suite quand une pause s'impose. Peut-être à la vue de mon épave étalée sur le canapé. Ou bien des cris inadaptés qui sortent de ma bouche en direction des mômes. Quoi qu'il en soit, il assure le service complet et me permet par exemple, là tout de suite, d'écrire au calme dans ma chambre, ou ce matin, de bouquiner dans mon lit une fois sa grasse mat' terminée. Et même si la sensation de n'avoir rien fait pendant deux jours m'envahit, je laisse couler parce que ça fait du bien de ne rien faire parfois.



D'ailleurs que dis-je ? Je n'ai pas rien fait puisque vendredi soir je suis allée voir mon premier concert de l'année. Le premier des trois prévus pour l'instant. Et tu sais quoi ? C'était vraiment top ! Même si deux heures plus tôt je rêvais d'un bain chaud et d'un lit douillet, une fois sur place je me suis juste délectée du spectacle. Tu sais ce que c'est, aller voir un de tes artistes préférés en concert, non ? Démarrer au quart de tour pendant l'intro de la première chanson. Chanter à tue-tête parce que forcément tu les connais toutes par cœur. Applaudir à n'en plus pouvoir pour un ultime rappel. Être à l'unisson avec l'ensemble du public. Le pied total. Vivement les prochains concerts qui promettent les mêmes émotions.



Dans le genre première fois, j'ai aussi dégainé ma première blanquette de veau. Pas première de l'année, première de ma vie. Rien que ça ! Et tu veux savoir ? Elle était trop bonne ! Je ne suis pas une grande experte en plats en sauce, mais là je dois dire que je me suis surprise. Autant te dire que je n'ai pas lésiné sur la quantité, alors même si toute la viande a été avalée, il reste de la sauce pour assaisonné les prochaines plâtrées de riz !

 

Je sens que t'es ravie pour moi là, et que tu ne regrettes pas d'avoir ouvert mon blog aujourd'hui. Mais attends la suite, y a mieux.

 

Pour la première pyrolyse du four, suite aussi à notre premier poulet rôti dans ledit four (tu vois j'ai pas menti, du gratiné cet article!),  je garantie pas qu'on en sorte tous vivants. Rapport à l'odeur et à la fumée qui se dégagent dans le salon (cuisine américaine oblige). Remarque, Choupette et moi on devrait être épargnées. Elle est venue se réfugier avec moi dans la chambre... Ah, aux dernières nouvelles il semblerait que père et fils on choisi d'aller respirer dehors ! Bon, si je vous donne pas de nouvelles d'ici une semaine, vous saurez pourquoi...



Pour changer de registre (ben quoi, il s'appelle en vrac mon billet, c'est pas pour rien!) au rayon des bonnes nouvelles du week-end nous avons aussi une sortie entre père et fille. Il faut savoir que depuis au moins cet été, notre bonhomme n'a d'yeux que pour son père. Pas en reste, Choupette est entrée, elle, dans une période de jalousie abusive, au point de compter les patates dans l’assiette de son frère. Cela faisait donc quelques jours qu'elle se plaignait de ce à quoi avait droit son frère, et pas elle. Tu imagines bien que nous avons détaillé et listé tout ce qu'elle pouvait faire, elle, et pas lui. Mais que veux-tu, aucun raisonnement ne peut rassurer un sentiment d'injustice. Et comme il était évident qu'il y avait davantage de têtes à têtes mère-fille que père-fille, il fut décidé d'une séance de ciné entre eux. Le Chat Potté semble les avoir séduit tous les deux, tandis que Bonhomme et moi étions bien contents de faire des puzzles, puis de faire une sieste. Je pense qu'il serait bon pour tout le monde de renouveler régulièrement l'expérience.



Mes lacunes, elles, ne se sont malheureusement pas fait la malle avec l'année 2011. Et la fatigue aidant, certaines mauvaises habitudes sont revenues en force. Me voilà repartie dans les cris et autres hurlements, incapable de trouver des façons plus constructives de répondre aux bêtises / caprices de mes trésors-qui-n'en-sont-pas-toujours. Et après je m'étonne que ma fille ne sache pas faire autre chose que rugir pour la moindre raison. Note quand même - même si on dirait le contraire – que je ne culpabilise plus. Enfin presque plus. Mais c'est pénible ce naturel que j'ai à brailler quand même ! Bon, une fois retrouvée un peu de zénitude, ça devrait s'arranger.

 


Et toi, il était comment ton premier week-end post fêtes ?


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