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Pour finir sur le Roméo et Juliette de la semaine dernière, c'est peut-être aussi parce ça m'a replongé dans ma propre adolescence, que ce programme m'a plu. Adolescence qui est loin derrière, mais pas tant que ça. Qui est loin devant mes enfants, mais pas tant que ça. J'ai regardé ce doc avec les yeux de l'ado que j'étais, et ceux de la mère d'ados que je serai. C'est assez bizarre comme sentiment. Se sentir à l'intermédiaire. Pas encore vieille mais définitivement plus une gamine.

 

 

N'ayant pas d'ados sous la main, je n'avais pas conscience de ce qu'ils sont vraiment aujourd'hui. J'ai vu le film LOL il y a quelques temps. Et malgré un gros a priori, lui aussi m'a particulièrement touché. Sans que je sache trop pourquoi, d'ailleurs. D'autant plus que je pensais bêtement que c'était un stéréotype de la jeunesse, qu'on n'en était pas vraiment là. Que les fringues, par exemple, étaient le fait d'un costumier zélé et non le fruit de la réalité. Que les relations parents-ados dépeintes étaient largement romancées.

 

 

Force est de constater que ma naïveté n'a pas bougé depuis mes 16 ans. Pauvre de moi. A la vision du programme de France 2, je me suis d'abord inquiétée à l'idée de ce que j'allais sûrement vivre en tant que mère d'ados. Genre batailler pour que ma fille porte autre chose que des talons de 15 cm et des marques trop chères pour mon porte-monnaie. Et m'inquiéter quant à sa sexualité, ce qui ne manquera pas d'arriver bien sûr. Mais au fur et à mesure, j'ai finalement trouvé qu'ils avaient de la chance ces ados. Qu'il y avait peut-être moins de non-dits et plus de confiance avec leurs parents notamment. Que les relations semblaient plus saines.

 

 

Je m'interroge quand même sur le réalisme de certaines séquences, puisque toutes supposaient au moins un cameraman et un perchman dans les parages. Alors à savoir si c'est un habile montage ou un scénario défini à l'avance qui permet de construire une sorte d'histoire dans cette préparation de pièce, je ne saurais le dire. En tant que spectatrice facile à duper, je ne me suis pas posée la question sur le moment. J'ai juste apprécié les images et cru au moindre sentiment qui s'offrait à moi. C'est mon côté fleur bleue.

 

 

 

Alors bien sûr, l'adolescence c'est toujours le temps des premières amours et des premiers chagrins qui vont avec. Prendre ce qu'il y a à prendre, sans concession et sans se soucier du lendemain. Foncer tête baisser et vivre des émotions fortes. Le fond est donc bien toujours le même. C'est surtout la forme qui évolue. Et je crois que c'est cette nouvelle forme qui m'a surtout interpellé et touché.

 

 

Bon, maintenant il faut se rendre à l'évidence, je dois être la seule à être tombée sous le charme. Vu le flop monumental de la chaîne (France 2) ce soir-là, moins de 3% de parts d'audience. D'accord, il y avait du foot en face. Mais presque toutes les chaînes de la TNT ont quand même fait un meilleur score. A croire qu'une rediffusion d'un vieux film (mais pas un classique, ça reste la TNT) est préférable à une pièce de théâtre. Pourtant ce n'était même pas la pièce de théâtre en elle-même qui était diffusée, plutôt une sorte de making-of vraiment amélioré. La pièce, elle, était bien diffusée, mais à 1h du mat', histoire d'être sûr que personne ne la voit... 

 

R+J2Crédit

 

Bien sûr je l'ai enregistrée et regardé avec Choupette. En bon clone de sa mère, elle aussi est tombé en adoration et en redemandait. Comme quoi, Shakespeare ça parle même aux plus jeunes. Mais pas au grand public. Dommage. Remarque j'ai l'habitude d'être loin du français moyen. Déjà au 1er tour des présidentielles, le candidat pour qui j'ai voté n'a pas mobilisé des foules. Et la majorité des films type block-busters ne font pas mon bonheur.  Pareil pour les derniers tubes top tendance qui passent en boucle à la radio. Mais qu'importe, ça n'enlève rien à mes convictions et mes ressentis. Et ça me situe certainement dans la caste des vieux aigris. Quand je te disais que j'avais quitté l'adolescence depuis bien longtemps... Bref.

 

 

 

Ce doc m'aura aussi réveillé quelque peu. Non, parce que c'est pas tout ça, mais j'ai moi aussi une pièce à monter pour dans deux mois. Et on peut dire qu'il nous reste du pain sur la planche. Me revoilà donc regonflée à bloc pour rentrer dans la peau de Roxane. Non, pas celle de Cyrano, ne t'emballe pas. Pas celle de Sting non plus, en plus c'est une chanson, je te rappelle. Mais celle qui a été écrite spécialement pour moi, excuse du peu. Et même que si tu veux voir le résultat, t'as qu'à me demander par mail ou en commentaire où c'est qu'c'est et quand qu'ça s'passe, je t'en dirai plus. Oui je fais ma pub, et alors ?!

 

 

Et toi, tu joues la comédie des fois, en public ou en privé ?


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