Bon ben voilà, maintenant que tu es bien gavé(e) d'histoires de rentrées en tous genres, je me décide enfin à te conter la notre. Mais attention. Pas question d'un récit minute par minute, depuis le lever des mômes jusqu'à leur retour au bercail le soir du 5 septembre. Non, ça tu as pu le lire un peu partout sur la toile et mon récit serait si peu différent que ça n'en vaudrait pas la peine. Et même si ce que je m'apprête à te raconter n'est pas des plus extraordinaires, tu te doutes bien que pour moi, pour nous, c'est quand même de la plus haute importance. C'est quand même une grande année avec une première rentrée à l'école primaire pour Choupette, et une première rentrée tout court pour Bonhomme.

 

 

Mais la rentrée ne se résume pas à la première journée, loin de là. C'est le temps de s'habituer à un nouveau rythme pour chacun de nous, et un nouveau rythme familial.


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Cette année, notre grande a dit au revoir à SuperNounou. Après 6 années où elles ont passé plus ou moins de temps ensemble, fin août a sonné le glas. Enfin presque. Vu que Bonhomme y va encore quotidiennement. Alors pour permettre à Choupette de continuer à raconter sa vie (et la notre !) à sa chère nounou, nous nous arrangeons pour la récupérer avant son frère, deux fois par semaine. Ça permet une certaine continuité. Et une séparation moins douloureuse, avouons-le.

 

 

Cet été nous a donné un aperçu de ce qu'allait être la rentrée de Bonhomme. Un après-midi au club enfant de la plage de St Malo nous a confirmé que ça n'allait pas se faire les doigts dans le nez. Et oui, notre petit garçon est un être particulièrement sensible, qui a besoin d'un temps d'adaptation face à tout nouvel environnement. Rien d'extraordinaire, en somme. Mais si tu connaissais Choupette, tu comprendrais que nous ne soyons pas habitués. Elle est du genre à réclamer du neuf chaque jour, à courir vers la nouveauté, les inconnus, l'aventure. Bonhomme a son caractère propre (on oublie trop souvent que les enfants sont différents) et s'il est en confiance avec nous et ses proches, ce n'est pas le cas avec des personnes moins proches, même s'il les connaît de vue.

 

 

 

L'excitation était à son comble les jours précédant la rentrée. Choupette avait l'énergie et l'enthousiasme contagieuses, et c'est donc très joyeux que nous avons pris, tous les quatre (seule et unique fois de l'année) le chemin de l'école. Grandhomme s'est chargée de la rentrée de sa fille, pendant que j'accompagnais mon fils dans sa découverte.

 

Sa rentrée à lui était échelonnée : d'abord une heure en petit groupe, avec la présence des parents. Puis une heure avec le même groupe mais sans les parents. Puis, le vendredi, une journée complète.Bonhomme connaissait l'école et le personnel, pour avoir accompagné sa sœur et d'autres enfants avec SuperNounou, durant trois ans. Il a même voulu rentrer dans la classe à plusieurs reprises. Mais venir en visiteur et venir en écolier, ce n'est pas la même histoire. Très rapidement il a montré des signes d'inquiétude. Les larmes ont coulé, pas au moment d'entrer dans la classe, mais plutôt lorsqu'on lui demandait de faire des choses dont il n'avait pas envie. Aller aux toilettes tous ensemble par exemple. C'est que Bonhomme est pudique. OK pour abandonner la couche, mais pas dans n'importe quelle condition. Ainsi, les premiers jours ont été l'occasion de nombreux accidents. Jusqu'à ce que la maîtresse décide de privilégier les petits groupes, mettant ainsi Bonhomme plus en confiance.

D'autres larmes sont venues lorsqu'après avoir retrouvé son copain de nounou à la récréation, il n'a pu en profiter que quelques minutes pour cause de récré décalées entre petits et grands. Mais la maîtresse n'a pas réussi à obtenir de réponse à ses questions pour comprendre les pleurs de Bonhomme. Il faut dire que, grand bavard qu'il est, il a fallu une bonne semaine avant qu'il ne montre l'étendue de ses talents à l'école. Dans son besoin d'observation et de mise en retrait avant de se sentir en confiance, la parole s'est faite rare.

 

Le soir, il nous racontait tout ça. Qu'il n'avait rien fait, mais regardé les autres. Qu'il ne parlait à personne. Qu'il passait ses récrés assis sur un banc, tout seul. Mais ses récits étaient factuels, sans tristesse ou mal-être apparent. Il n'empêche que nos cœurs de parents se serraient, même si nous savions que ce n'était qu'une phase à passer. D'ailleurs Bonhomme n'a jamais dit qu'il ne voulait pas y retourner, signe qu'il n'y était pas si mal, finalement.

Et puis les jours ont passé, et des prénoms ont commencé à être évoqués. Parfois, au détour d'une conversation, on apprenait qu'il avait fait de la « patate mollée » ou qu'une histoire avait été lue. Et puis, ce vendredi, ce fut une belle journée. Comme il chantait à tue-tête dans la voiture, je lui ai suggéré d'apporter son livre de chansons préférées à l'école, histoire de le montrer aux autres. Ce qu'il a fait, et quelle ne fut pas ma surprise, et sans doute aussi celle de la maîtresse, d'apprendre qu'il les avait toutes chantées devant ses petits camarades ! Et en prime, pour la première fois, pas de pipi dans la culotte ! Et un Bonhomme ravi de raconter ses exploits, voilà de quoi rassurer tout notre petit monde !


 

Du côté de Choupette, point d'inquiétude, point de souci. La puce adore simplement l'école. Tout ce qu'elle y fait la passionne. La découverte du périscolaire, qu'elle appréhendait un peu, l'a complètement rassurée. Elle y retrouve ses copines, y est encadrée par des personnes de confiance, qui proposent toutes sortes d'activités. A la voir et l'écouter, cette petite fille semble vivre au paradis ! Même le démarrage de la natation a été une source de joie, ce qui nous promet des mercredis plutôt cools. D'autant plus que ça démarre à 11h, nous permettant de prendre notre temps les mercredis matin. Finie la galère de la danse !


 

Ce bonheur Choupettesque déteint certainement sur Bonhomme, lui assurant que l'école peut être un lieu de plaisirs. Je suppose que ça joue naturellement sur son acclimatation finalement plutôt rapide.

 

 

Et chez toi, c'est déjà la routine ou la rentrée fait encore parler d'elle ?


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