« C'est le jour J, promis cette fois je lui dis

J'ai le cœur, qui, s'emballe à l'idée de lui

Demander sa, demander sa main

Je sais qu'elle n'attend que ça

Passer la bague à son doigt »

 

« C'est le moment, de le quitter je le sens ... »

 

 

Ah non, y a erreur de chanson là... Coupez la musique! Ca va pas le faire, chère Zazie. Parce que si mes sources sont fiables (et elles le sont), à l'heure où tu me lis (genre Zazie me lit, mais bien sûr), notre blocopine Babidji, elle a déjà accepté la bague.


 

Elle doit même être en train de batailler pour passer celle de son mari à son annulaire. Ah ben oui, parce que le jour J, l'alliance qui rentrait trop facilement chez le bijoutier, ben là elle fait sa coquine. J'en connais même qui ont joué à cache-cache juste avant l'entrée à l'église (véridique, heureusement qu'on a fini par les retrouver, in extremis). Mais bon, on ne te le souhaite pas, Babidji !

 

 

 

Que je fasse les présentations. Babidji c'est, comme elle se décrit elle-même, une nana ... une maman ... ou les deux en fait ... qui met son grain de sel un peu partout. Et qui, tu l'auras compris, se marie aujourd'hui même. Alors on en profite pour lui faire un coucou, et lui rendre un petit hommage, histoire qu'elle déverse encore quelques larmes supplémentaires dans les prochains jours, quand elle tombera sur tous ces billets (on est nombreux à lui faire honneur aujourd'hui). Oui, parce que, faut pas essayer de nous la jouer, Babidji, des larmes, je suis sûre qu'il y en a, en ce samedi 13 octobre 2012. Et on a bien l'intention que tu nous racontes !

 

 

 

Bon, si tu veux, je commence par te raconter les miennes, lors de mon propre jour J, comme ça tu ne craindras pas le ridicule. En même temps, j'ai tout fait pour chialer en public ce jour-là. J'avais écrit un poème pour mon mari-tout-neuf, et déjà avant le jour J, j'avais du mal à le lire sans les trémolos dans la voix. Donc si on ajoute la solennité du lieu (une église), les centaines de paires d'yeux braqués sur moi et l'émotion qui me subjuguais en cet instant-là, c'est évident que les larmes, elles ne pouvaient pas faire autrement que de sortir. D'ailleurs c'est simple, j'ai même réussi à faire chialer toute l'assemblée, tellement c'était communicatif. Toute ? En fait non. Il n'y avait qu'une seule personne qui avait les yeux secs. Si si, j'ai vérifié. Et, je te le donne en mille, c'était le mari-tout-neuf. Ben oui quoi, je lui dis des mots d'amour, j'y mets toute mon âme, je manque de faire inonder l'église avec les larmes des invités et les miennes (super, les yeux rouges, pour les photos!), mais chez lui, rien. Pas l'éclat d'un soupçon d'un reflet. Nada. Tu imagines mon étonnement. Comment ça, j'aurais épouser un homme sans cœur ? Mais ce n'est pas possible ! (Genre l'épisode de Friends où Monica essaye, en vain, de faire pleurer Chandler. ) Après explication, il s'avèrait que le mari-tout-neuf ne pleurait jamais de joie. Lui, c'était plutôt le drame qui lui filait la larme à l’œil. Mouais, passons. Je décidais ne pas vérifier ça sur le champ par le biais d'une menace de divorce. On verrait ça plus tard. Et puis je voulais pas foutre en l'air la nuit de noces, quand même. Alors je passais l'éponge. Ainsi que sur mes yeux.

 

tampon mariés

 

Bon, sinon j'ai aussi versé une petite larme après le visionnage d'un film home made par mon frérot et sa chérie. Faut dire qu'ils n'étaient pas présents, pour cause d'accouchement imminent à l'autre bout de la France. Et après leur petit film bien sympatoche (que je me revisionne de temps à autre) je ne pouvais même pas les embrasser pour les remercier. D'où la larme.

 

 

Après, je te rassure, j'ai bien profité de la journée, de la soirée, et de la nuit de noces. Sans larme. Mais je ne vais pas te raconter en détails, hein, on a dit qu'on s'arrêtait aux larmes. Par contre, la semaine qui a suivi cette fabuleuse journée, les larmes (de joie) n'étaient jamais bien loin. On était un peu sur notre nuage, tous les 3 (oui, nous aussi on a pêché, Choupette était déjà des nôtres) en Corse, à revivre inlassablement cette journée, en partageant nos ressentis et nos points de vue. Je suis sûre que tu vois de quoi je parle, non ?

 

 

Pour les mamans qui me lisent et qui ne sont pas passées par la case mariage, c'est exactement comme les premières semaines après l'accouchement. On est à fleur de peau en permanence. Le manque de sommeil en moins. Je m'excuse pour les lecteurs qui ne rentreraient pas dans ces deux catégories (mariés et/ou parents), je n'ai pas d'autre exemple à vous proposer. Ces moments-là, même si c'est super cliché de l'écrire, restent les émotions les plus intenses que j'ai pu vivre.

 

 

Bref, Babiji, si je n'ai pas réussi à te tirer les larmes, je t'aurais au moins fait rire, non ? Toi, tu me fais souvent rire dans tes billets. Réfléchir aussi, avec tes coups de gueules intempestifs. Sourire avec tes anecdotes croustillantes. Et rêver avec tes voyages au bout du monde. Je suis scotchée de lire les sacrifices que tu fais pour mener à bien tes projets pro et perso. Et je suis fière de participer à ta rubrique « Être mère » avec de nombreuses autres blogueuses.


Je voudrais donc te souhaiter tout le bonheur du monde, à toi, ton mari-tout-neuf (le mien est déjà beaucoup moins neuf, mais tu verras, ils se bonifient encore avec le temps), et à vos deux princesses, qui doivent être bien belles aujourd'hui ! 

 

 

 

 

Et n'oublie de venir nous raconter cette journée si spéciale !

 

 

Et vous, lecteurs, ça vous inspire quoi le mariage ?


Retour à l'accueil