Où en étions-nous restés la dernière fois ? Ah oui. Nous disions donc, formidables, mais pas que. Ben oui, tu t'imagines quoi ? Qu'en une semaine de vacances les enfants ne sont que sourires et douceurs ? C'est déjà pas le cas pour une seule journée, alors pour une semaine, faut pas rêver.



Il n'y a pas plus de 3 minutes 20 secondes, j'ai dû les séparer parce que Bonhomme voulait faire un câlin trop rapproché à sa sœur. Imagine, il lui bouchait la vue sur la TV. Le drame. Comment ? Tu t'insurges parce qu'ils sont encore devant un dessin animé ? Mais de quoi je me mêle d'abord ? Et puis faut bien les habituer à passer leurs journées devant un écran. C'est pas fait pour ça les vacances ? En plus il pleut depuis le premier jour alors l'alternative « jouons dans le jardin, batifolons dans l'herbe » a quelque peu pris l'eau.
Bon, au cas où tu serais vraiment inquiet, il n'y a pas eu d'autres dessin-animé depuis mon dernier billet. Non, je les élève au JT de 20h, c'est plus réaliste.


Revenons à nos moutons, enfin à nos lardons. Je ne t'apprendrais rien en te disant qu'à leur âge, les phrases répétitives sont monnaie courante. Bonhomme m'assène de  «maman, ze peux avoir du socolat »  (merci les cloches) entre deux « maman, tu sais que ze t'aime » histoire de faire passer la pilule. Il sait y faire le petit. Quant à sa sœur, son leitmotiv de la semaine (de l'année?) serait plutôt : « Maman, j'sais pas quoi faire !!! », énoncé ad libitum de façon crescendo. Un régal.



Du côté parental, les phrases les plus courantes n'ont pas vraiment changé depuis  plusieurs années et ne sont pas plus poétiques.  Morceaux choisis  : « Vas te laver tes dents », « Finis ton assiette », « Laisse ta sœur / ton frère tranquille », « Faites moins de bruit » agrémentés ça et là de petits mots doux et des politesses d'usage. En tous cas au premier énoncé. Ensuite le ton monte rapidement et les « s'il te plaît » et autre « mon cœur» sont remisés au placard.

 

Petite mise en situation :

Un soir après le repas. Les enfants jouent ensemble dans une chambre pendant que les parents débarrassent, ou, s'ils ont quelques minutes, s'adonnent à une partie de ping-pong endiablée et virtuelle. On entend la porte du placard mural claquer dans la chambre, comme souvent ces derniers temps.

  placard.jpg

Les lieux du crime

 

L'un des adultes entr'ouvre délicatement la porte de la chambre :
 - Les enfants, merci de ne pas claquer la porte, elle va finir par se casser.

Les parties reprennent de chaque côté (parents et enfants) tandis que le placard, qui renferme la cabane des petits (après en avoir éjecté les jouets qu'elle contenait) claque à nouveau.
- Attention à la PORTE ! crié depuis le salon par un parent qui voudrait bien finir sa partie avant de coucher les petits. Pourtant il se doute bien que le message n'est pas encore imprimé. Effectivement, la porte reclaque à peine quelques minutes (secondes ?) plus tard.

Cette fois-ci la porte de la chambre est ouverte en une fraction de secondes, et c'est sans appel pour les petiots.
- Puisque vous n'êtes pas capables de comprendre, c'est chacun dans sa chambre, et on ne veut plus vous entendre !!

 
Je te fais grâce des « Mais c'était pas ma faute, c'est lui/elle » et autres protestations enfantines. Le calme retombe, la partie virtuelle peut enfin se terminer. Dans une ambiance légèrement moins endiablée.

 

 


Dans l'hypothèse où ce scénario imaginaire (ou pas) se répèterait inlassablement et successivement au fil des jours, il arriverait certainement que les premières étapes consistant à prévenir et demander gentiment soient évincées au profit de la dernière : cris et punitions en délires dès le premier signe de bêtise.

 

Bon ok, l'hypothèse est vérifée, démontrée, statistiquement validée. Tu ajoutes une pincée de fatigue, un soupçon d'impatience et tu obtiens un superbe cercle vicieux. Les cris des adultes (les miens en l'occurrence) appellent les cris et l'énervement des enfants, qui ne comprennent pas pourquoi leur parent est devenu si « méchant ». Ce qui tape davantage sur les nerfs du-dit parent qui peut encore moins contenir sa colère. Bref, ça devient vite le chaos. Et la mère que je suis ne se reconnaît plus. Ne s'assume plus. Et culpabilise.

 

 

Que ce soit bien clair. Dire non à mes enfants, oui, dix fois oui. Donner des limites et devoir les redéfinir clairement et inlassablement, on est d'accord, ça fait partie du jeu. Ce n'est pas la partie que je préfère, mais c'est mon rôle. Mais où est le mode d'emploi pour le faire avec calme et efficacité ??



Pour remédier à cette lacune, j'ai décidé d'agir. Marre de subir et de faire subir ma nervosité. Marre de me flageller après chacun de mes cris. J'ai donc détourné une idée piquée à une pédo-psy dans une émission quelconque. Voilà à quoi ça ressemble :

 

galets

C'est pas Art déco mes galets ? Non ? Tant pis !



A toi de deviner à quoi peuvent bien servir ces deux pots et leur contenu. Des idées ?


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