Si les microbes et virus nous avaient relativement épargnés depuis la naissance des enfants, ils ont sans doute décidé de se rattraper ces derniers temps. Bonhomme en fait particulièrement les frais, et force est de constater qu'il est un malade idéal. Une fois passée la surprise des premiers symptômes, il s'adapte à la situation et nous prévient même des suivants (je parle de ceux de la gastro, si tu tiens vraiment à te faire une image de la chose). Espérons quand même qu'il pourra désormais retourner à l'école des semaines complètes, et passer à côté des prochaines épidémies.

 

 

La période des vacances a été l'occasion de voir du monde, beaucoup de monde en même temps d'ailleurs, le jour de noël par exemple. Miss a vite trouvé sa place, au milieu de ses cousins. Ils ont passé des heures à jouer ensemble, à se chamailler parfois et à trouver des solutions pour se réconcilier sans intervention parentale. Ce qui m'a bluffé, et également soulagé, avouons-le. Je m'inquiétais aussi des éventuelles crises liées à des nuits trop courtes (c'est ça de les faire dormir tous ensemble, mais c'est aussi ça le charme des vacances entre cousins, non ?). Mais finalement il n'en fut rien, si ce n'est quelques remarques acerbes à mon égard, qui restent anecdotiques. Encore une occasion de remarquer que Miss a grandi et arrive davantage à gérer ses émotions et la fatigue.

 

 

Si sa sœur semble à l'aise en société, il n'en est pas tout à fait de même pour Bonhomme. Nous l'avions déjà compris cet été, puisqu'il lui avait fallu quelques jours avant d'être tout à fait à l'aise sur notre lieu de vacances, où nous étions entre nous. Apparemment ce malaise peut être conjuré par un grenier magique, du genre aménagé en salle de jeux, dans lequel on ne sait plus où donner de la tête. Par contre, accueillir à la maison une cousine de quelques mois, aussi mignonne soit-elle, met le Bonhomme dans un état second inédit. Oscillant entre jalousie puis intérêt pour la demoiselle, il nous a caché son meilleur jour pendant tout son séjour. Jouant avec nos nerfs il nous a aussi créé de belles frayeurs. La petite a su habilement éviter balles rebondissantes et autres objets non identifiés ainsi que les menottes plus ou moins bien intentionnées de notre charmant bambin. Heureusement, nous avons retrouvé notre adorable garçonnet dès le départ de sa joyeuse cousine. Espérons que la prochaine fois se passera plus … calmement.

 

 

 

Il faut bien reconnaître que Miss n'a aucun talent pour chercher, et a fortiori pour trouver, quoi que ce soit. Elle ne verrait pas un éléphant dans un frigidaire... Pour autant, elle se montre très adroite pour se dégoter une bonne cachette. Ainsi il n'est pas rare que Grandhomme et moi fassions plusieurs fois le tour de la (pourtant petite) maison pour la repérer, lorsqu'elle s'amuse à se planquer aux moments opportuns (heures de la douche, du brossage de dents ou du coucher). Elle a même eu l'idée, un soir, de mettre des coussins dans son lit pour surprendre son père. Mission réussie, elle a fait illusion ! Sacrée farceuse, elle nous fait bien rire avec ses blagues et c'est un plaisir de voir son humour s'étoffer. Ce qui nous sauve, pour l'instant, c'est que chacun de ses canulars est accompagné d'un petit sourire en coin qui nous permet d'anticiper l'arnaque. Ce même sourire qui déclenche inévitablement le notre. Un bon moyen de désamorcer une situation qui aurait pu partir en réprimande, en somme.

 

 

Les nouveaux jeux apparus avec le Père Noël nous permettent de voir que Bonhomme se débrouille particulièrement bien avec les formes, les couleurs et le vocabulaire associé. Même s'il passe un temps considérable à jouer avec ses tracteurs, moissonneuses et autres remorques venues compléter sa collection, il s'intéresse aussi aux jeux de société et prend plaisir à en découvrir de nouveaux, à essayer de comprendre les règles improbables qu'invente sa sœur, à trouver le moyen de tricher l'air de rien. Désormais nos deux loustics, entre deux disputes, jouent ensemble pendant de longues périodes. Une lampe de poche et une chambre plongée dans le noir peut leur faire l'après-midi. Ce qui est autant de liberté retrouvée pour nous, parents, qui ne boudons pas notre plaisir.

 

 

Nous avons désormais deux aides-cuistots à domicile.

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Je ne sais pas si ce sont les tabliers que je leur ai trouvé pour noël, mais dès que je m'affaire en cuisine, une ou deux petites têtes se manifestent, mains lavées, une marche sous les pieds. S'il m'était encore difficile de leur confier des tâches il y a peu, maintenant nous cuisinons ensemble. Miss casse les œufs, Bonhomme mélange, maman pèse et nettoie les débordements. Nous avons ainsi réussi de bons petits plats, depuis les fondants choco-marrons à la galette poire-chocolat, en passant par le rôti de porc aux pommes et la fameuse quiche lorraine dont ils connaissent la recette par cœur. C'est une forme de transmission qui me plaît bien ! De la même façon, je m'amuse de les voir s'affairer quand on se lance dans le ménage. Si le rangement de leur chambre n'est pas forcément à leur goût, arranger les coussins du canapé, faire la poussière ou passer l'aspirateur sont plus des jeux que des corvées, pour eux. Alors pourquoi se priver de cette précieuse aide ?! Je te rassure, ce n'est pas tout le temps comme ça, il faut parfois (souvent?) insister pour avoir un peu d'aide ne serait-ce que pour mettre la table.

 

 

Les vacances et les jours enfants-malades ont cela de bien qu'ils donnent du temps pour simplement regarder ses enfants grandir. Et ça n'a pas de prix... Même si j'ai une préférence pour les vacances, on est bien d'accord !

 

Et toi, as-tu tiré des enseignements de ces dernières semaines ? Viens nous raconter !


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